Ce vendredi, le tribunal de Paris a requis huit mois de prison ferme en semi-liberté, une inscription au fichier des délinquants sexuels et une interdiction de travailler au contact des mineurs contre un animateur de la capitale, pour des agressions sexuelles sur une fillette.
Un peu plus d'une semaine après qu'un premier animateur a été relaxé par le tribunal de Paris provoquant la colère des parents, un troisième procès en lien avec le scandale du périscolaire parisien s'est tenu ce vendredi 26 juin.
L'animateur à l'école maternelle Aqueduc, située dans le 10e arrondissement de Pairs, est jugé pour des faits d'atteinte sexuelle sur une enfant née en mars 2020. "Je n'ai jamais fait ça", a répété le prévenu, impassible et taciturne en chemise noire à la barre.
Aucune formation pour encadrer les enfants
Ce diplômé d'un CAP cuisine, âgé de 25 ans, s'est ensuite réorienté dans l'animation. Connue de la justice pour des faits d'escroquerie, il raconte n'avoir aucun diplôme, aucune formation pour encadrer des enfants, dont cette petite fille de 5 ans qui livre un témoignage explicite filmé à la brigade des mineurs et diffusé dans la salle d'audience ce vendredi.
Elle montre très gênée sur une poupée l'agression sexuelle dont elle dit, avec ses mots d'enfant, avoir été victime dans la cour au moins dix fois. Interrogé par le tribunal, l'accusé concède dans un discours incohérent faire des chatouilles aux enfants, malgré l'interdiction dont il a connaissance.
Il avoue ne pas non plus respecter la charte de l'animateur lorsqu'il prend en photo les petits ou se laisse embrasser sur les joues. "Pourquoi notre fille aurait-elle inventé de pareils faits ?", ont écrit les parents plaignants dans une lettre lue par leur avocat. Il n'y a qu'une seule personne qui ment dans cette histoire, déclare ce dernier dans sa plaidoirie.