L'homme avait été aperçu en train de tirer des coups de feu au guidon de sa moto, selon le parquet de la ville. Les forces de l'ordre, qui tentaient de pénétrer dans le domicile de l'individu, ont essuyé "un ou des tirs", un agent ayant été blessé.
Un homme d'une trentaine d'années, décrit comme "menaçant", a été tué, ce samedi 19 septembre au matin, à Beauvais (Oise) par la police, venue l'interpeller après avoir été aperçu tirant des coups de feu au guidon de sa moto, a annoncé le parquet de la ville.
Alors qu'elles "essayaient de pénétrer au domicile de l'individu", les forces de l'ordre ont fait face à "un ou des tirs, blessant un policier au bras", a précisé dans un communiqué Nicolas Septe, le procureur de Beauvais. Les fonctionnaires, qui ont essayé de "neutraliser l'individu (...) passablement excité et menaçant", ont dû "faire usage de leur arme de service après avoir essuyé plusieurs tirs". L'homme "était pris en charge par les services de secours à l'issue et décédait peu après", a encore relaté le magistrat.
Un séjour récent en hôpital psychiatrique
Selon le récit du procureur, l'homme, qui "venait de sortir" vendredi d'un hôpital psychiatrique, avait été "signalé par plusieurs témoins" samedi, entre 5 heures et 7 heures, alors que, "très menaçant" au guidon de sa moto, il avait "tiré plusieurs coups de feu avec une arme de poing". "Identifié très rapidement par le système de vidéoprotection de la ville", l'homme "agressif" a alors été localisé par la police, qui s'est rendue chez lui.
Les fonctionnaires ont tiré après avoir procédé aux "sommations d'usage" et eu "recours au pistolet à impulsion électrique", a indiqué Nicolas Septe. Des membres de la famille de l'homme tué se trouvaient sur place, mais n'ont pas été blessés.
Concernant les agissements du trentenaire, une enquête a été confiée au commissariat de Beauvais pour "violences et menaces avec arme" contre des riverains, ainsi que pour tentative d'homicide sur les policiers.
Par ailleurs, une autre enquête, "relative à l'usage des armes par les policiers", a été confiée à la police judiciaire de Creil et à l'IGPN (la "police des polices") de Lille.