Alain Barberis, secrétaire départemental d’Alliance Police nationale dans le Rhône, s’est exprimé ce samedi 24 octobre au micro de Christophe Bordet, alors que de nouvelles manifestations ont lieu partout en France, malgré les interdictions décidées dans certaines villes.
Malgré l’interdiction de la préfecture du Rhône, des rassemblements se tiennent ce samedi 24 octobre à Lyon, troisième ville de France, où des tensions ont éclaté en fin d’après-midi.
"On a, dans les manifestants, de l’ultragauche qui s’infiltre. On a des centaines de black blocs armés de barres de fer et d’autres outils qui peuvent faire des dégâts, notamment sur nos policiers", a expliqué Alain Barberis, secrétaire départemental d’Alliance Police Nationale dans le Rhône, dans une émission spéciale d’Europe 1 présentée par Christophe Bordet.
Il a aussi fait part de son désarroi, alors que la profession dénonce un abandon de la part du gouvernement. "Les solutions doivent venir des responsables politiques. Nous ne sommes pas une variable d'ajustement pour pouvoir régler tous les maux de notre société", fustige-t-il.
Des policiers "en difficulté"
"On se sent abandonnés par l'État", a dénoncé Alain Barberis au micro de Christophe Bordet. "Aujourd'hui, les policiers, ils sont comme tout le monde. Ils sont dans la difficulté par rapport au carburant, etc. Il nous manque des centaines de policiers, là aussi l'État nous a complètement abandonné. Nous sommes en sous-effectif, tant dans les bureaux pour les enquêtes que pour la voie publique", confie-t-il.