Le 11 mai dernier, deux pères de famille étaient tués dans le cadre d'une fusillade entre bandes rivales. Éric Ciotti avait décidé de construire un poste de police à l'endroit même de cet acte d'hyperviolence. Un peu plus de deux semaines plus tard, Laurent Nuñez s'est rendu sur place.
Deux semaines après, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, s'est rendu à Nice, sur les lieux de la fusillade qui a coûté la vie à deux pères de famille. Une visite sous haute surveillance, avec plus de policiers que d'habitants dans les rues du quartier des Moulins, étrangement vides.
"Vous pensez que les gens ont envie de sortir avec leurs enfants, de les faire jouer s'ils voient 80.000 policiers ? Vous repassez juste dans les 48 heures et vous allez voir s'il y a autant de policiers", déclare un habitant du quartier.
"On va continuer à éradiquer les points de deal"
Entre les barres d'immeubles, le ministre déambule au pas de course, sans prendre véritablement le temps d'échanger. Il a rendez-vous dans un local de la cité avec des travailleurs sociaux, des commerçants, des membres d'associations et des familles de victimes des dernières fusillades.
"Concrètement, on va continuer à éradiquer les points de deal. Et quand vous démantelez les points de deal, vous apportez une solution définitive, et c'est mon objectif", a affirmé le ministre de l'Intérieur.
Pour le maire de Nice, Éric Ciotti, l'État ne mène pas la guerre aux narcotrafiquants avec les bonnes armes : "Non, l'État ne se donne pas les moyens suffisants. On est toujours avec un temps de retard. Il faut un 'quoi qu'il en coûte' sécuritaire". 30 policiers supplémentaires seront affectés à la ville de Nice, a annoncé Laurent Nuñez. Le maire de Nice en attend trois fois plus.