Un troisième quartier de lutte contre la criminalité organisée ouvrira fin août à la prison de Réau (Seine-et-Marne). Vingt détenus parmi les plus dangereux de France, principalement des narcotrafiquants, y seront placés sous un régime de sécurité particulièrement strict.
Après les établissements de Condé-sur-Sarthe et de Vendin-le-Vieil, un troisième quartier de lutte contre la criminalité organisée ouvrira ses portes à la fin du mois à la prison de Réau, en Seine-et-Marne.
Cette structure accueillera une vingtaine de détenus, principalement des narcotrafiquants déjà incarcérés, considérés parmi les plus dangereux du pays.
Des détenus totalement isolés
Les prisonniers seront placés à l'écart du reste de l'établissement, dans des cellules individuelles de 9 m2.
Chaque cellule sera équipée d'un lit, d'une table, d'un réfrigérateur, d'une douche, d'un téléviseur et d'un téléphone fixe. L'ensemble du mobilier sera solidement fixé au sol ou aux murs afin de limiter tout risque de dégradation ou d'utilisation détournée.
Un régime de sécurité renforcé
Comme dans les quartiers spécialisés de Condé-sur-Sarthe et de Vendin-le-Vieil, un dispositif de sécurité particulièrement strict sera appliqué.
Les détenus feront notamment l'objet d'une surveillance des communications afin d'empêcher tout contact avec l'extérieur susceptible de leur permettre de poursuivre leurs activités criminelles.
Les fenêtres seront équipées de caillebottis, des grillages très serrés limitant les échanges avec l'extérieur, tandis que les portes blindées seront dotées de trappes de menottage.
Au total, 41 agents pénitentiaires assureront la surveillance de ces 20 détenus, 24 heures sur 24.
Trois nouveaux quartiers d'ici 2027
Ce quartier de Réau s'inscrit dans le déploiement d'un dispositif national destiné à isoler les principaux acteurs de la criminalité organisée.
D'ici 2027, trois autres quartiers de ce type doivent ouvrir à Valence, Aix-en-Provence et Saint-Laurent-du-Maroni, en Guyane.