L'état de stress des policiers au moment des faits est une clé de lecture essentielle, selon William Molinié, pour comprendre l'affaire Nahel. Un élément déterminant, souvent sous-estimé dans le débat public.
Dans l’analyse de l’affaire Nahel, William Molinié pointe, lors de l'émission Pascal Praud et vous, une incompréhension majeure : celle du contexte dans lequel intervient le tir. "On ne comprend pas cette affaire si on n’explique pas l’état de stress des policiers", martèle-t-il.
Pour le journaliste, auteur de "Dernier Recours - Enquête sur l'affaire Nahel" la diffusion massive d’une vidéo d’une quarantaine de secondes a figé l’opinion publique sur une vision partielle des faits.
"tout se joue en sept secondes"
Or, selon lui, tout se joue bien avant. Il décrit une intervention tendue après un refus d’obtempérer, où "tout se joue en sept secondes", dans un enchaînement extrêmement rapide. Dans cette séquence, le policier tire alors qu’il estime être en danger, tout comme son collègue et possiblement d’autres personnes.
Un élément déterminant, souligne William Molinié, souvent sous-estimé dans le débat public. Il critique également certaines réactions politiques, à commencer par la minute de silence observée à l’Assemblée nationale. Une décision qu’il juge "sans précédent" lors de l'émission Pascal Praud et vous, y voyant à la fois une atteinte à la présomption d’innocence du policier et une lecture incomplète de la situation.