Alors que les appels à manifester contre la vie chère se multiplient pour ce samedi 17 octobre, les autorités peinent à anticiper l'ampleur du mouvement. Peu de manifestations ont été déclarées et aucune véritable coordination ne se dessine entre les différents secteurs mobilisés.
À deux jours de la mobilisation contre la vie chère, prévue ce samedi 17 octobre, les appels à descendre dans la rue se multiplient. Mais contrairement aux précédents mouvements sociaux, aucune véritable coordination ne semble se dessiner. Une situation qui complique la tâche des services de renseignements, qui peinent à anticiper l'ampleur de cette journée.
Première difficulté pour les autorités : très peu de demandes de manifestations ont été déposées en préfecture à ce stade. À Paris, l'Union étudiante appelle notamment à un rassemblement place de la République à 14 heures. Quelques milliers de jeunes pourraient s'y retrouver, mais sans réelle convergence des luttes pour le moment.
En effet, aucun autre secteur professionnel n'a annoncé rejoindre officiellement cette mobilisation. Certains corps de métier ont même annulé leur préavis de grève, notamment dans les compagnies aériennes. Aucun mouvement social d'ampleur n'est également annoncé à ce stade dans les transports, que ce soit à la RATP ou à la SNCF.
Des actions difficiles à anticiper
Autre inconnue pour les autorités : la mobilisation des Gilets jaunes, dont le mouvement de 2018 pourrait retrouver une certaine visibilité ce samedi. Plusieurs anciennes figures, à l'image de Jérôme Rodrigues, pourraient participer aux rassemblements. Mais là encore, les services de renseignement éprouvent des difficultés à identifier précisément les actions envisagées.
Certains manifestants souhaiteraient notamment se retrouver sur les Champs-Élysées, un lieu symbolique du mouvement des Gilets jaunes. Selon les informations d'Europe 1, la préfecture de police de Paris devrait toutefois interdire tout rassemblement dans ce secteur de la capitale. Face à cette absence de coordination, les autorités n'excluent pas la possibilité d'actions ponctuelles et difficiles à prévoir.
Les services de renseignement redoutent notamment des opérations coup de poing, qui pourraient viser certains axes de circulation, comme le périphérique parisien. L'objectif de telles actions serait de bloquer les automobilistes, alors que ce samedi 17 octobre marque également le début des vacances de la Toussaint et les premiers départs.