Des policiers marseillais ont déposé une plainte pour "outrage" visant le député insoumis Sébastien Delogu, selon une information de BFMTV qu'Europe 1 est en mesure de confirmer. Selon une source policière, les faits se sont déroulés lundi après-midi, alors que les policiers procédaient à l'interpellation d'un individu.
Le député LFI de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône, Sébastien Delogu, est visé par une plainte pour "outrage" déposée par des policiers marseillais, selon une information de BFMTV qu'Europe 1 peut confirmer. D'après une source policière, les faits se sont déroulés ce lundi 25 août après-midi, alors que les policiers intervenaient pour interpeller un individu.
Des propos outrageants selon les policiers
Trois policiers du Service interdépartemental de sécurisation des transports en commun (SISTC) de Marseille étaient mobilisés pour arrêter le suspect du vol d'une montre de luxe, dans le 2e arrondissement de la cité phocéenne. Devant l'immeuble où l'individu pouvait se cacher, les agents sont tombés sur le député insoumis.
Cette rencontre ne s'est pas déroulée dans le calme. Selon les policiers, l'ancien candidat à la mairie de Marseille aurait entravé l'accès au bâtiment, puis aurait proféré des propos outrageants. Sébastien Delogu aurait également lâché "La République, c'est moi", à l'instar de la célèbre sortie de Jean-Luc Mélenchon en 2018.
Une version nuancée par l'avocat de l'élu insoumis
Cette version des faits est nuancée par l'avocat du député insoumis, Me Yonès Taguelmint, interrogé par BFMTV. Selon lui, "il s'agit principalement d'un seul individu, habillé en tenue de civil devant l'immeuble de M. Delogu, qui n'a pas répondu à la demande d'identité. Le ton est monté."
Le député de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône aurait alors été "bousculé" avant de "manifester son agacement", mais n'aurait jamais prononcé la fameuse phrase indissociable du leader de La France insoumise. L'altercation se serait uniquement produite avec l'un des trois policiers mobilisés. "Après que le ton est monté, l'un des trois a fini par montrer sa carte", a poursuivi l'avocat.
"La préfète (des Bouches-du-Rhône) a été immédiatement appelée hier (lundi) au moment des faits, un courrier a été adressé ce (mardi) matin même et une plainte sera déposée entre les mains du procureur de la République", a ajouté Me Yonès Taguelmint auprès de BFMTV. L'individu suspecté d'avoir volé la montre, et à l'origine de cette rencontre impromptue, a finalement été retrouvé et interpellé.