Dans "L'Heure des pros" ce mercredi 21 octobre, la journaliste Charlotte d’Ornellas est revenue sur la violente passe d'armes entre La France insoumise et le gouvernement à l'Assemblée nationale. Elle juge "dangereuse" la rhétorique employée par Mathilde Panot face à Sébastien Lecornu.
Ce mardi 20 octobre, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot a interpellé Sébastien Lecornu. Elle accuse l’exécutif de faire peser sur La France insoumise la responsabilité des émeutes du 17 octobre.
Le Premier ministre a répondu en lui demandant si elle condamnait l’incendie de la mairie de Limoges, pour lequel un premier suspect "appartenant à l'ultra-gauche" a été interpellé. "Vous n'avez pas eu un mot pour le jeune qui a perdu une main à Saint-Etienne", a répliqué la députée insoumise. Des propos "dangereux", estime ce mercredi Charlotte d'Ornellas dans L'Heure des pros.
Un projet politique dangereux, selon Charlotte d’Ornellas
"Elle répond à la question de cette mairie incendiée par un homme dont le profil est clairement un militant d'ultra-gauche qui n'aura aucune limite, 'vous n'avez pas eu un mot', pour un jeune qui était dans une manifestation, qui a lui-même ramassé une grenade. Elle veut quoi ?", fustige la journaliste chez CNews, faisant un parallèle avec la mort de Quentin Deranque.
"Après la mort de Quentin Deranque, il y a eu je ne sais pas combien de gamins en détention provisoire, qui risquent 30 ans de prison parce qu'ils ont tué un homme. Là, aujourd'hui, il y a un gamin qui a perdu sa main et ils continuent à encourager ça", dénonce-t-elle.
"C'est ça leur projet pour les jeunes qu'ils prétendent défendre : les coller soit en prison, soit leur faire perdre des mains pour une révolution de je ne sais quoi. Ces gens sont non seulement dangereux, mais ce sont des traîtres aux jeunes qu'ils prétendent défendre. C'est ça qu'il faut dire aussi à la jeunesse".