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Le parquet de Paris se saisit d'affaires liées à des incendies ayant affecté des entreprises d'armement

L'entreprise KNDS est établi à La Chapelle-Saint-Ursin. [JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP]

L'enquête avait, à l'origine, été ouverte par le parquet de Bourges qui s'est désormais dessaisi au profit du parquet de Paris. Les incendies ont eu lieu le 7 avril dernier, aux alentours de 4 heures du matin, sur la commune de La Chapelle-Saint-Ursin, dans le Cher.

Le parquet de Paris a indiqué vendredi s'être saisi de l'enquête portant sur des incendies dans le Cher ayant visé des installations électriques alimentant des entreprises d'armement, voyant dans ces départs de feu une possible "atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation". Les investigations sont confiées à la Sous-direction antiterroriste (Sdat) et à la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ).

À l'origine, l'enquête avait été ouverte par le parquet de Bourges, compétent territorialement, mais "la nature des sites pouvant laisser craindre que les départs de feu n'entravent le fonctionnement de ces entreprises et relèvent d'une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation, le parquet de Bourges s'est dessaisi au profit du parquet de Paris".

Des inscriptions "actions contre la guerre"

Le 7 avril 2026 vers 4h du matin, des policiers ont constaté "deux départs de feu sur deux transformateurs situés à environ vingt mètres de distance l'un de l'autre sur la commune de La Chapelle-Saint-Ursin", a relaté le parquet.

"Le site était classé sensible car les transformateurs alimentaient principalement les sociétés KNDS et MBDA (entreprises fournissant les armées). Une inscription à la peinture noire 'actions contre la guerre' avait été laissée sur un mur", poursuit le ministère public.

Puis, à 4h55, "les policiers ont été requis pour un départ de feu sur un pylône électrique dans la zone commerciale de Saint-Doulchard". "Un grillage avait été sectionné et des câbles brûlés", note le parquet.