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«Je ne me sens pas concerné» : l'animateur jugé pour agressions sexuelles dans une école maternelle nie les faits

L'homme de 36 ans, à la carrure imposante, lunettes fumées et veste de costume, s'est exprimé avec assurance. [SIMON WOHLFAHRT / AFP]

Un animateur périscolaire de l’école maternelle Alphonse-Baudin (Paris 11e) est jugé pour des agressions sexuelles présumées sur neuf enfants. Il conteste les faits, tandis que les témoignages des mineurs et de leurs parents décrivent des scènes répétées et un profond traumatisme.

Après le scandale, la justice. Une foule de journalistes et de membres du public assistait au deuxième procès en lien avec les violences dans le périscolaire parisien. Un animateur de l'école maternelle Alphonse-Baudin du 11e arrondissement était jugé ce mardi après-midi au tribunal correctionnel de Paris pour des agressions sexuelles sur 9 enfants, filles et garçons, survenues entre le 30 août 2024 et le 9 avril 2025.

"Je n'ai jamais touché un enfant sur ses parties intimes"

Sur place, l'accusé a nié les faits. "Je ne me sens pas concerné par les faits", c'est par ces mots que l'accusé, David G., a commencé et conclu sa longue prise de parole. L'homme de 36 ans, à la carrure imposante, lunettes fumées et veste de costume, s'est exprimé avec assurance.

"Je n'ai jamais touché un enfant sur ses parties intimes", a répété l'accusé, confronté au récit des enfants consignés dans l'enquête. Celui de cette petite fille qui dit que David lui touchait le sexe et les fesses des milliers de fois. D'une autre qui montre à sa mère comment l'animateur lui glissait un pain de glace dans la culotte lorsqu'elle se faisait mal. Un petit garçon évoque les chatouilles qu'il faisait sur son sexe.

"Rien ne sera plus jamais comme avant"

Plusieurs dizaines de scènes rapportées, autant de symptômes décrits par leurs parents à la barre. Tous sont suivis, et certains ont quitté Paris. "Mon fils refuse de dormir sans caleçon sous son pyjama", raconte une mère. "Rien ne sera plus jamais comme avant", lâche une autre, dont le fils continue à apprendre à courir vite, dit-il avec ses mots, comme il avait dû le faire pour se cacher dans la bibliothèque où l'animateur finissait par le trouver.

De son côté, Rebecca Royer, l'avocate des parents, ne cache pas sa déception face aux réquisitions. "La procureure considère que les faits sont caractérisés. On ne peut pas considérer que ça ne nécessite aucun passage en détention. C'est inaudible. Maintenant, nous nous en remettons à la sagesse du tribunal", conclut-elle.