1.200 interpellations, 150 membres des forces de l'ordre blessés... Le bilan sécuritaire de la journée de mobilisation du 17 octobre

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Des violences extrêmement graves ont éclaté dans plusieurs grandes villes de France en marge des manifestations contre "la vie chère". La CGT revendique 500.000 manifestants, 800.000 selon les organisateurs. Des centaines de personnes ont été arrêtées selon un premier bilan. 

Mairies en flamme ou saccagées, office de tourisme parti en fumée, magasins pillés ou encore voitures incendiées... Plusieurs centaines de milliers de personnes étaient dans les rues ce samedi dans toute la France pour manifester "contre la vie chère". 800.000 personnes selon les organisateurs, 550.000 selon les autorités. Des scènes de chaos ont éclaté en marge des différents cortèges dans plusieurs villes. 

1.200 arrestations

Face à ces violences, les forces de l'ordre ont procédé à 1.200 arrestations, dont une bonne partie rien qu'à Paris. Selon les informations d'Europe 1, plusieurs centaines de manifestants ont été arrêtés dans les rues de la capitale. Des émeutiers dont le profil commence à se dessiner, comme l'explique le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez. "La très grande majorité d'entre eux sont des majeurs. On est loin de l'appel à manifester, du mouvement lycéen."

À Paris, 90% des interpellés ont 18 ans ou plus, des jeunes hommes pour beaucoup proches de la mouvance d'ultra-gauche, selon le ministre de l'Intérieur. "Il y avait des anarcho-autonomes, il y avait des antifas, il y avait des mouvements de l'extrême-gauche radicales, des syndicats étudiants qui n'hésitent pas à parfois faire le coup de poing. Je pense que le point levé, ça vous parle, la révolution permanente, ça vous parle. Ces structures-là étaient présentes."

Selon plusieurs sources policières, parmi les interpellés aussi, des jeunes émeutiers venus de banlieues ont profité de la situation de chaos pour participer au pillage de certains magasins. Et puis de nombreux blessés côté policier et gendarme avec 150 blessés. Un lourd bilan donc, et des scènes de violences inédites, selon un CRS mobilisé samedi sur le terrain.