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INFO EUROPE 1 - Policière lynchée au sol à Paris le 1er octobre : les trois mineurs mis en cause ont été remis en liberté

[LOIC VENANCE/AFP]

La cour d’appel a confirmé les décisions prises en première instance à l’encontre des trois mineurs poursuivis pour des violences commises contre une jeune policière, le 1er octobre dernier, en marge de la mobilisation lycéenne à Paris. Selon les informations d'Europe 1, deux d’entre eux ont été placés sous contrôle judiciaire, le troisième échappe à toute sanction. Une décision incompréhensible pour les forces de l’ordre.

La décision était particulièrement attendue par les policiers. Les trois mineurs poursuivis après les violences contre une jeune fonctionnaire de la préfecture de Police, lynchée au sol lors d’un blocage lycéen à Paris, ont été remis en liberté. Selon les informations d'Europe 1, la cour d’appel vient de confirmer les décisions rendues en première instance : aucun des trois adolescents ne sera placé en détention provisoire.

Colère des forces de l’ordre

Une issue qui provoque l’indignation au sein des forces de l’ordre, alors que les images de l’agression avaient suscité une vive émotion. Certains dénonçaient une tentative de meurtre délibérée sur la fonctionnaire de police.

 

On y voyait la policière balayée, puis rouée de coups alors qu’elle se trouvait au sol. Autour d’elle, plusieurs jeunes filmaient la scène, tandis que des insultes fusaient, notamment "sale pute" et "Wallah tuez-là".

Tous remis en liberté

Les faits remontent au 1er octobre dernier, dans le contexte des mobilisations lycéennes. La scène s’était déroulée à proximité du lycée Voltaire, dans le 11e arrondissement de Paris, lors du blocage de l’établissement scolaire. Trois adolescents étaient poursuivis pour leur implication présumée dans les violences. Le premier était mis en cause pour avoir porté un coup de pied à la policière. Le deuxième était accusé d’avoir effectué la balayette qui avait provoqué sa chute. Le troisième, lui, avait filmé la scène et insulté la fonctionnaire.

En première instance, les trois mineurs avaient été condamnés, mais étaient ressortis libres du tribunal. Le parquet avait fait appel, estimant que les faits reprochés étaient formellement établis d’une gravité sans nom.

La cour d’appel confirme les mesures prises en première instance

La cour d'appel a finalement confirmé les peines prononcées en première instance. Le premier mineur, poursuivi pour avoir porté un coup de pied à la fonctionnaire, avait été placé sous contrôle judiciaire en première instance. Il ne s'est pas présenté à l'audience d'appel. La mesure est néanmoins confirmée, avec notamment l'obligation de rester à son domicile entre 22 heures et 6 heures du matin.

Même décision pour le deuxième adolescent, accusé d'avoir fait chuter la policière en lui faisant un croche-pied. Son contrôle judiciaire est maintenu. La cour d'appel y ajoute une mesure éducative provisoire et une interdiction de quitter son domicile entre 22 heures et 6 heures. Enfin, pour le troisième mis en cause, celui qui avait filmé la scène et proféré des insultes à l'encontre de la policière, la cour confirme le refus de placement sous contrôle judiciaire.

Ces décisions judiciaires suscitent une vive incompréhension chez les policiers. Au sein des forces de l'ordre, certains dénoncent une réponse judiciaire qu'ils jugent insuffisante au regard de la violence des images et des faits reprochés.