Après un meurtre en bande organisée, précédé d’actes de torture et de barbarie, commis en janvier 2025 dans la région nîmoise, une vaste opération de police a été menée en début de semaine a appris Europe 1. Le corps dévêtu de la victime avait été retrouvé le 8 janvier 2025 dans la garrigue au Nord-Ouest de Nîmes.
Selon les informations d’Europe 1, une vaste opération de police a été menée en début de semaine dans le cadre d’un meurtre en bande organisée, précédé d’actes de torture et de barbarie, commis en janvier 2025 dans la région nîmoise, sur fond de rivalités entre trafiquants locaux et la "DZ Mafia".
Le corps dévêtu avait été retrouvé le 8 janvier 2025 dans la garrigue au Nord-Ouest de Nîmes. Le cadavre gisait dans un fossé, présentant de nombreuses plaies au visage, lacéré par des couteaux et objets piquants. Après plusieurs jours d’investigations scientifiques, la victime a été identifiée. Il s’agit d’un jeune adulte de 21 ans originaire des Yvelines, dont le dernier domicile connu était un foyer d’accueil dans le 13e arrondissement parisien.
Un jeune homme recruté occasionnellement sur les réseaux sociaux
Au terme d’une enquête de plusieurs mois, la police judiciaire est parvenue à établir un scénario. Connu pour des délits mineurs de vols et des affaires de stupéfiants, ce jeune homme était recruté occasionnellement sur les réseaux sociaux par les organisations criminelles comme petite main pour les trafiquants du Sud de la France. Selon l’enquête il aurait été recruté ce jour-là comme "tueur à gage" par le réseau du quartier Valdegour pour supprimer une des têtes du réseau concurrent de Pissevin.
Mais à son arrivée à Nîmes, ce sont les caïds de Pissevin, sur ordre de la cible du contrat avorté, qui l’ont intercepté et lynché à mort.
Selon les informations d’Europe 1, 10 suspects ont été interpellés mardi et mercredi dans une vaste opération de la police judiciaire mobilisant environ 80 policiers, dont des membres du RAID et de la BRI. Certains d’entre eux ont été extraits de prison, ayant poursuivi leurs activités criminelles depuis leur cellule. Le commanditaire a été mis en en examen. Trois de ses complices sont présentés ce vendredi devant le juge d’instruction en vue de leur mise en examen.