Fléau en France, le tabac de contrebande est un business qui génère des millions d'euros de bénéfices illégaux. Cette économie parallèle est en pleine expansion sur le territoire, profitant notamment de l'envolée du prix du tabac légal. Les clandestins afghans ont pris la main sur le trafic de cigarettes.
La vente illicite de cigarettes explose en France. D'après une étude de KPMG, publiée en 2025, une cigarette sur deux consommée sur le territoire français est issue de la contrebande.
Un trafic contrôlé principalement par les communautés afghanes, selon les informations d'Europe 1. Depuis 2020, 32% des délits commis par les ressortissants afghans sont liés au trafic de tabac.
Des organisations criminelles à la manoeuvre
Les filières afghanes sont rarement impliquées dans la fabrication des cigarettes contrefaites. Mais elles sont très présentes dans le transport, la logistique et la distribution des marchandises sur le territoire français.
Les migrants afghans sont recrutés par les organisations criminelles pour faire des allers-retours en Belgique, où des usines clandestines confectionnent le tabac de contrebande.
Les Afghans s'occupent ensuite de ramener les cartouches en France dans des fourgons chargés jusqu'à 500kg de marchandise. Ils sont rémunérés entre 300 et 500 euros par trajet.
"Kaboul Kitchen"
Voiture ouvreuse, go-fast et caches discrètes à l'intérieur des véhicules... Les méthodes sont celles des narcotrafiquants. Direction Paris, notamment les 10e et 18e arrondissements, où l'arrière base de la communauté afghane a élu domicile en rachetant la plupart des commerces.
Dans la capitale, la rue Max Dormoy est même désormais surnommée "Kaboul Kitchen", en référence à la célèbre série télévisée.
Plusieurs enquêtes policières ont démontré que ces magasins tenus par la diaspora, de façade tout à fait légaux, servaient en réalité à blanchir l'argent issu du tabac de contrebande, lui, bien illégal.