Dans un titre intitulé M*R*H (en référence à Mohammed Merah), le rappeur Boro700 enchaîne les provocations antisémites, les références aux attentats islamistes et s'en prend à Christian Estrosi et Éric Ciotti. L'actuel maire de Nice a décidé de saisir le procureur de la République, et a également écrit au ministère de l’Intérieur.
Le titre a déjà cumulé 130.000 écoutes sur Spotify. Dans son morceau M*R*H, le rappeur Boro700, qui apparaît cagoulé sur tous ses réseaux, menace personnellement Éric Ciotti et sa famille, ainsi que son prédécesseur à la mairie de Nice, Christian Estrosi.
Le morceau s’ouvre ainsi par les paroles suivantes : "J'ai pas peur, j'ai pas peur de l'enfer, le pacte est intact, à part Allah qui peut m'arrêter ? Bataclan, faisaient les morts (sic), allongez-vous, je vais en shooter à l'œil. J'baise la femme à Estrosi et Ciotti, allumez sept terrasses, on est dans les tranchées. Les protestants se prennent pour la BAC, qui t'a dit de t'imposer sur ma route ?"
Merah, Abdeslam et Hitler
Des propos notoirement insultants, qui ont poussé le patron de l’UDR à saisir le procureur de la République. Dans un courrier qu’Europe 1 s’est procuré, Éric Ciotti écrit ainsi : "La diffusion de tels contenus, largement relayés sur les réseaux sociaux, est de nature à porter une atteinte grave à la mémoire des victimes de terrorisme, à banaliser des actes d’une extrême gravité et à alimenter un climat de haine et d’intimidation à l’égard des responsables publics."
L’ancien président des Républicains souligne également les références à plusieurs terroristes islamistes ainsi qu’à Adolf Hitler : "À la Mohamed Merah, v-esqui' les caméras, Bataclan, je l'ai shooté à l'œil, chasse à l'homme, Salah Abdeslam. Gros, en enfer, ma tête a une prime, j'suis déchaîné comme un chien de l'enfer. Dis à ton rappeur de me laisser faire, malheur à lui s'il veut pas coopérer, gros, j'le ferai une Adolf Hitler."
Dans une seconde lettre au ministre de l’Intérieur, Éric Ciotti dénonce "un propagateur de haine" : "La liberté d’expression ne saurait en aucun cas justifier l’apologie du terrorisme, l’appel à la violence, ou l’intimidation de responsables publics", écrit le maire de Nice à Laurent Nuñez.