C’est une première en région parisienne : 1,2 tonne de cocaïne a été saisie l’an dernier, soit une hausse de près de 21,3 % en un an, dépassant pour la première fois les saisies de cannabis. À l’échelle nationale, plus de 31 tonnes ont été interceptées en 2025, en augmentation de 49 % par rapport à 2024, un niveau inédit qui démontre l’ampleur de la vague blanche qui déferle sur la France.
Certains policiers évoquent un "tsunami blanc". Selon les informations d’Europe 1, pour la première fois en région parisienne, les policiers ont saisi davantage de cocaïne que de cannabis l’an dernier. Au total, 1,2 tonne y a été interceptée, soit une augmentation de près de 21,3 % par rapport à 2024.
Plus aucun territoire n’est épargné en France. Plus de 31 tonnes de cocaïne ont été saisies l’année dernière sur l’ensemble du territoire national, soit une hausse de 49 % par rapport à 2024.
Moins de points de deal, plus de mobilité
Pour écouler cette marchandise dont les stocks explosent, les trafiquants redoublent d’ingéniosité. Leur nouvelle stratégie : moins de points de deal fixes, davantage de mobilité. Les réseaux intensifient l’offre de cocaïne en livraison. Les commandes se font via des centrales d’appel, sur le modèle d’un standard téléphonique classique, mais au bout du fil, ce n’est pas un service de secours, mais un trafiquant.
Toutes les précautions sont prises. Une pièce d’identité est exigée du client, puis enregistrée dans une base de données interne aux dealers. Une méthode qui permet aux narcotrafiquants d’écouler plus rapidement des stocks devenus considérables, tout en maximisant leurs profits.
Des marges exponentielles, des prix en chute libre
Pour les trafiquants, la cocaïne est aujourd’hui de loin la drogue la plus rentable. Cyril Mancone, coordinateur de l’investigation du syndicat Alliance, détaille ce basculement économique : "Le trafic de stupéfiants volet cannabis ne leur permettait que de doubler leur investissement. Tandis que pour un kilo de cocaïne pure, ils peuvent en écouler jusqu’à cinq kilos. La marge est exponentielle et donc ils peuvent se permettre de tirer les prix vers le bas. On est aujourd’hui grosso modo sur 25 à 35 euros le gramme de cocaïne sur la région parisienne. Il y a une dizaine d’années, il était à plus de 50 euros. Il y a une trentaine d’années, c’était 150 euros. Juste avant le passage à l’euro, c’était plus de 1 000 francs le gramme."
Résultat : une accessibilité accrue, des prix divisés par trois en une décennie et un marché qui s’étend à des publics toujours plus larges. La cocaïne s’impose désormais comme la drogue la plus lucrative pour les réseaux criminels, et l’une des plus répandues sur le territoire français.