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INFO EUROPE 1 - Amine Kessaci exfiltré d'un meeting : le casse-tête sécuritaire de la campagne municipale à Marseille

Amine Kessaci avec le maire sortant de Marseille Benoît Payan [MIGUEL MEDINA / AFP]

Le militant antinarcotrafic Amine Kessaci a dû être exfiltré ce jeudi d'un meeting à Aix-en-Provence pour des raisons de sécurité. "Je ne me tairai pas", affirme-t-il, alors que le parquet national de lutte contre la criminalité organisée s'est saisi de l'enquête. Colisitier du maire sortant, il vit sous haute protection policière depuis l'assassinat de son frère Mehdi. Une situation qui complique lourdement la campagne de Benoît Payan. 

C'est un véritable casse-tête pour les forces de l'ordre : l'engagement d'Amine Kessaci aux côtés de Benoît Payan nécessite une mobilisation permanente. Le militant antinarcotrafic vit sous protection policière. 

Des moyens lourds, constants et coûteux

Il se déplace en voiture blindée, entouré d'agents du ministère de l'Intérieur, sa famille fait aussi l'objet d'une protection rapprochée. À chaque déplacement d'Amine Kessaci, les policiers doivent s'assurer que les lieux sont sûrs : "On ne le laisse pas se rendre dans un lieu public sans surveillance", précise un proche du dossier. 

Résultats, des moyens lourds, constants et coûteux. En revanche, il n'est pas question pour l'État d'assurer la sécurité de l'ensemble des réunions de campagne de Benoît Payan. C'est au candidat de prendre en charge une sécurité privée pour effectuer des contrôles à l'entrée des meetings. 

Le maire sortant pourra intégrer une partie de ces dépenses à ses frais et campagne et être remboursé à hauteur de 75.000 euros maximum. Selon les informations d'Europe 1, le ministère de l'Intérieur prévoit d'échanger dans les prochains jours avec Amine Kessaci sur son implication dans la campagne municipale marseillaise et de calibrer au mieux sa protection.