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Actuellement à l'antenne

Femme tuée dans le Finistère : le forcené a été héliporté dans un état «très critique»

[Thomas Coex / AFP]

Une femme a été tué par son voisin dans un immeuble à Plourin-lès-Morlaix, dans le Finistère. Le forcené a été blessé "au niveau de la tête" et a été héliporté dans "un état très critique", selon le procureur de la République de Brest. 

Une femme a été tuée vendredi à Plourin-Lès-Morlaix (Finistère) et son compagnon "sérieusement blessé" par leur voisin armé, qui s'est retranché dans leur immeuble avant d'être héliporté à l'hôpital dans un état "très critique", selon le procureur.

Le forcené, âgé d'une soixantaine d'années, présente "une blessure au niveau de la tête", laissant "supposer de sa part une tentative de suicide", a précisé le procureur de la République de Brest, Stéphane Kellenberger dans un communiqué.

"Sérieusement blessé", l'homme "semblait médicalement hors de danger"

Vendredi vers 14H00, trois "détonations" espacées chacune "à quelques minutes d'intervalle" sont signalées aux gendarmes et aux secours, qui interviennent en urgence. Un corps inerte, celui d'une femme d'environ soixante ans, est découvert par les gendarmes sur l'escalier extérieur de l'immeuble.

Sous cet escalier, un homme, né en 1962, était "apparemment retranché là et armé". "Par ailleurs, un homme blessé était pris en charge", a ajouté le magistrat. L'homme d'environ 55 ans est le compagnon de la sexagénaire et il s'est fait tirer dessus lorsqu'il est "arrivé sur place", a expliqué le procureur.

"Sérieusement blessé", l'homme "semblait médicalement hors de danger". "Ces deux victimes s'avéraient être des voisins du mis en cause", selon M. Kelleberger. Le suspect a quant à lui été découvert par les gendarmes "inanimé et armé" avant d'être héliporté. Il est gravement blessé à la tête, possiblement après avoir retourné l'arme contre lui lors du "3e tir" rapporté par les témoins.

Enquête pour assassinat 

Le quartier a été "bouclé" pendant plusieurs heures. La mairie a ouvert une salle municipale pour accueillir les habitants ne pouvant pas regagner leur domicile en raison du dispositif de sécurité. Une cellule médico-psychologique a aussi été mise en place. Le périmètre de sécurité a été levé vers 20H, selon la préfecture du Finistère.

Une cinquantaine de gendarmes ont été mobilisés sur les lieux, dont l'antenne GIGN de Nantes et trois négociateurs, a indiqué à l'AFP la gendarmerie. De nombreux véhicules de pompiers, de gendarmerie et d'Enedis se trouvaient dans cette zone pavillonnaire, où se côtoient des maisons et des immeubles à un étage, et plusieurs gendarmes casqués sont sortis d'un de ces immeubles vers 17H30, a constaté un journaliste de l'AFP.

Un hélicoptère a fait un aller-retour dans le secteur avant l'arrivée d'une équipe de déminage sur les lieux peu avant 19H. Selon une voisine interrogée par l'AFP, le sexagénaire s'en est pris à sa voisine du dessus.

"Sans doute, c'était un différend de voisinage. Peut-être qu'ils faisaient du bruit ou autre. Peu importe, on ne sait pas trop, je ne vais pas trop m'avancer", a déclaré à un journaliste de l'AFP Monique Bourven, la soeur d'une voisine directe du tireur. Une enquête en flagrance a été ouverte pour assassinat et tentative "à la lumière des premiers éléments obtenus", d'après le parquet.