Plus d'un mois après la disparition de Manon Relandeau de 31 ans, le chauffeur de taxi qui avait été mis en examen pour avoir été en contact avec le compagnon de l'agricultrice de 31 ans a été libéré et placé sous contrôle judiciaire. Son avocat a revendiqué l'innoncence de son client.
Le chauffeur de taxi, mis en examen notamment pour avoir été en contact avec le conjoint de Manon Relandeau, jeune mère de famille de la région nantaise disparue, a été remis en liberté jeudi sous contrôle judiciaire, a-t-on appris auprès de son avocat. Le quadragénaire est "heureux de retrouver sa famille" mais aussi "attristé de la situation de la famille Relandeau", a réagi Me Théo Barrière, assurant que son client entendait "collaborer autant que faire se peut" avec la justice.
Il ne connaissait pas le suspect "avant" la disparition de l'agricultrice de 31 ans et les contacts entre les deux hommes ont été strictement "professionnels", a déclaré l'avocat à des journalistes, à l'issue de l'audience devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes. Son client a dit être "innocent" de tout ce qu'on lui reproche, a-t-il ajouté.
Son compagnon placé en détention provisoire en Algérie
Manon Relandeau, qui habite à Saint-Etienne-de-Montluc (Loire-Atlantique), n'a plus donné de nouvelles depuis le 27 mars, selon l'appel à témoins diffusé par la gendarmerie. Sa disparition a été signalée le 3 avril. Le parquet de Nantes a ouvert une enquête pour meurtre et enlèvement.
Son conjoint, 41 ans, de nationalité algérienne, a pris l'avion le 2 avril avec leur fille alors âgée de 15 mois, à destination de l'Algérie. Il a été arrêté le 27 avril dans son pays d'origine, où il a été placé en détention provisoire. La petite fille se trouvait avec lui au moment de son interpellation.
Dans ce dossier, le chauffeur de taxi et une femme ont par ailleurs été mis en examen les 22 et 23 avril pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime" et "modification des lieux d'un crime", avait précédemment indiqué le procureur de Nantes, Antoine Leroy. Ils avaient tous deux été placés en détention provisoire.
Manon Relandeau avait contacté récemment l'association Citad'elles, qui vient en aide aux femmes victimes de violences, et y avait pris un rendez-vous début avril, qu'elle n'a pas honoré. Son conjoint avait été condamné en 2019 à Nantes à une peine avec sursis pour des violences conjugales sur sa compagne de l'époque, selon le parquet.