La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris a mené une perquisition dans les locaux français de X, mardi, en collaboration avec l’unité nationale cyber de la gendarmerie et Europol. Cette enquête avait été ouverte en janvier 2025.
Le parquet de Paris a annoncé mardi sur ses réseaux sociaux qu’une perquisition avait été menée dans les locaux français de la plateforme X par sa section de lutte contre la cybercriminalité. Dans la journée, le parquet de Paris a quitté la plateforme, le compte n'est désormais plus disponible.
Ces investigations, menées en collaboration avec l’unité nationale cyber de la gendarmerie et Europol, s’inscrivent dans le cadre d’une enquête ouverte en janvier 2025, précise le parquet.
Une perquisition est diligentée dans les locaux français de X par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris avec @CyberGEND et @Europol dans le cadre de l'enquête ouverte en janvier 2025. Le parquet de Paris quitte X. Retrouvez-nous sur Lkd et insta. pic.twitter.com/tJQE02l4Qj
— Parquet de Paris (@parquetdeParis) February 3, 2026
Plusieurs personnalités convoquées
"Des convocations aux fins d’auditions libres le 20 avril 2026 à Paris ont été envoyées
à Monsieur Elon Musk et à Madame Linda Yacarino, en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits", indique Laure Beccuau, au travers d'un communiqué. Ces auditions permettront aux responsables de présenter leur position et d’éventuelles mesures de mise en conformité.
L’enquête, ouverte en janvier 2025 à la suite de signalements et confiée en juillet 2025 à l’UNCyber de la gendarmerie nationale, a été élargie après d’autres signalements concernant la diffusion de contenus négationnistes et de deepfakes à caractère sexuel.
Les investigations portent notamment sur la pédopornographie, le deepfake à caractère sexuel, le négationnisme, l’extraction et la falsification de données, et l’administration d’une plateforme en ligne illicite en bande organisée.