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Cyberattaque contre le fisc : le même pirate s’en serait aussi pris à l’Éducation nationale

Après la cyberattaque qui a visé l’administration fiscale fin juin, le gouvernement ordonne un audit approfondi. 350.000 particuliers concernés par ce vol massif de données ont déjà été informés par courriel. [Martin Noda / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Après la cyberattaque qui a visé l’administration fiscale fin juin, le gouvernement ordonne un audit approfondi. 350.000 particuliers concernés par ce vol massif de données ont déjà été informés par courriel. Le même pirate s’en serait aussi pris à l’Éducation nationale.

Le gouvernement veut faire toute la lumière sur la cyberattaque qui a visé l’administration fiscale fin juin. À l’issue d’une cellule interministérielle de crise convoquée lundi par le Premier ministre, un audit approfondi a été ordonné pour comprendre les failles exploitées et renforcer la sécurité des services de l’État. 

Selon les éléments communiqués, 350.000 particuliers victimes de ce vol massif de données ont déjà été informés par courriel. L’objectif est désormais de mesurer précisément l’ampleur de l’attaque, d’identifier les informations compromises et de prévenir les risques d’escroquerie. 

Environ 2.500 fichiers seraient concernés

L’affaire inquiète d’autant plus que l’auteur présumé du piratage visant le fisc s’en serait également pris à l’Éducation nationale il y a quelques semaines. Ce piratage a été confirmé par le ministère fin juillet. Sur Internet, le hacker se vanterait d’avoir dérobé 43 gigaoctets de données.

D’après un site spécialisé dans les fuites de données, l’attaque aurait duré plusieurs jours avant d’être détectée, puis bloquée. Des données remontant sur plus de vingt ans auraient ainsi été aspirées. Au total, environ 2.500 fichiers seraient concernés, avec des informations sur des enseignants et des élèves, souvent mineurs. 

Parmi les données potentiellement exposées figureraient des dates de naissance, des adresses, des numéros de téléphone, des adresses e-mail, des données scolaires ou encore des informations d’affectation. À ce stade, l’objectif exact de l’auteur de ces attaques contre des services de l’État reste inconnu. 

Les usagers doivent également se méfier des appels, mails ou SMS 

Sans céder à la panique, la situation inquiète au plus haut niveau. Les autorités redoutent notamment que ces informations puissent être utilisées pour des tentatives d’hameçonnage ou d’escroquerie ciblée. Avec des données personnelles déjà en leur possession, des fraudeurs peuvent se faire passer plus facilement pour une administration, une banque ou un organisme officiel. 

La Direction générale des Finances publiques invite donc les personnes concernées à la plus grande vigilance. Elle rappelle qu’il ne faut jamais répondre à un courriel demandant un numéro de carte bancaire, une copie de pièce d’identité, un mot de passe ou toute autre information confidentielle. 

Les usagers doivent également se méfier des appels, mails ou SMS provenant de personnes ou d’organismes qui utiliseraient les données dérobées pour obtenir de nouvelles informations sensibles, comme des numéros de carte bancaire, des mots de passe ou la validation d’opérations de virement. 

L’administration fiscale recommande enfin aux victimes de consulter régulièrement leurs comptes bancaires et de signaler le moindre mouvement suspect. L’audit demandé par le gouvernement doit désormais permettre d’établir comment ces attaques ont pu se produire et quelles mesures doivent être prises pour mieux protéger les données des Français.