Le syndicat Alliance Police nationale annonce le dépôt d'une plainte contre l'État pour "mise en danger de la vie d'autrui", en parallèle du mouvement lycéen émaillé de violences. Dans son communiqué, le syndicat estime que les policiers sont "esseulés, trahis, abandonnés, exposés à la violence et livrés à la vindicte".
"Chienlit d'État : les policiers trahis, abandonnés et livrés à eux-mêmes !" Dans un communiqué, publié mercredi 14 octobre, le syndicat Alliance Police nationale annonce qu'il porte plainte contre l'État pour "mise en danger de la vie d'autrui" dans un contexte de mobilisation des lycéens parfois émaillée de violences. Il estime que les policiers sont "esseulés, trahis, abandonnés, exposés à la violence et livrés à la vindicte".
"Les policiers sont-ils délibérément sacrifiés sur l'autel de la communication politique ?"
Le syndicat déplore également une "dissonance devenue insupportable" entre les prises de parole du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, et les consignes données aux forces de l'ordre sur le terrain. "Les policiers sont-ils délibérément sacrifiés sur l'autel de la communication politique ?", interroge Alliance Police.
À l'instar de Reda Belhaj, porte-parole du syndicat de police Unité Île-de-France, les policiers s'inquiètent d'un potentiel drame dans leurs rangs. "Qui en assumera les conséquences ?", questionne le syndicat de police Alliance, qui poursuit : "Il est temps de mettre à plat la chaîne de commandement, d'identifier les auteurs des consignes litigieuses et d'établir les responsabilités à tous les niveaux de l'État."