Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Assassinat de Mehdi Kessaci : l'erreur de cible privilégiée, selon des sources proches du dossier

[Christophe SIMON / AFP]

Quelques mois après la mort de Mehdi Kessaci à Marseille, des sources proches de l'enquête affirment que les tueurs se sont "trompés de cible" et devaient tuer son frère, Amine, militant écologiste engagé dans la lutte contre les narcotrafiquants.

Les tueurs de Mehdi Kessaci en novembre dernier à Marseille se sont "trompés de cible" et devaient tuer son frère, Amine, militant écologiste engagé dans la lutte contre les narcotrafiquants, ont affirmé mercredi à l'AFP des sources proches du dossier, confirmant une information du Monde.

"Une certitude pour les enquêteurs"

"C'est une certitude pour les enquêteurs", a insisté l'une de ces sources, en expliquant que l'erreur provenait d'un numéro de téléphone attribué à Amine Kessaci mais dont l'utilisateur était en fait son jeune frère Mehdi. Ce numéro avait été communiqué par les commanditaires, à ce jour non identifiés formellement, à l'équipe chargée de l'assassinat, a ajouté cette source.

Le 21 avril, une autre source proche avait indiqué à l'AFP qu'"à ce stade il s'agit d'une des pistes sur lesquelles travaillent les enquêteurs, avec la même priorité que les autres, et sans que ce soit une piste 'privilégiée' pour autant".

Depuis, les enquêteurs, qui voient dans ce meurtre la main de la DZ Mafia, un gang marseillais de narcotrafiquants, sont parvenus à consolider cette piste, selon une troisième source.

Une onde de choc

Le 13 novembre 2025, Mehdi Kessaci avait été assassiné de plusieurs balles en plein après-midi, dans une rue de Marseille. La mort de ce jeune homme de 20 ans totalement étranger au trafic et inconnu de la police comme de la justice avait provoqué une onde de choc.

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait dénoncé alors un crime d'intimidation, constituant "un véritable point de bascule". L'ensemble de l'exécutif avait fait de même à commencer par le président Emmanuel Macron.

Quatre mois après ces faits, dix personnes, huit hommes et deux femmes, avaient été arrêtées mi-mars dans la région marseillaise ainsi que dans l'Hérault en lien avec cet assassinat.

Placées en garde à vue, ces personnes sont soupçonnées par les enquêteurs d'avoir participé à la "logistique" ayant permis l'assassinat, avait précisé en mars une source proche du dossier à l'AFP. C'est le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco), créé en janvier, qui est en charge du dossier.