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Affaire Epstein : une ONG appelle à faire toute la lumière sur les connexions françaises du pédocriminel américain

Face à la déclassification de millions de documents ces derniers jours, des avocats appellent à rouvrir une enquête en France sur l'affaire Epstein. Le financier américain vivait presque six mois par an à Paris, ce qui interpelle des associations, qui appellent à rouvrir une enquête.

L'affaire Epstein n'en finit pas de faire parler. Il faut dire que la publications de centaines de milliers de nouveaux documents par les services américains la semaine dernière provoque une onde de choc à travers le monde. 

Une première enquête arrêtée en 2019

Alors qu'au Royaume-Uni, le roi Charles s’est dit préoccupé et même prêt à aider la police dans l’enquête sur son frère Andrew, en France, Emmanuel Macron estime que c'est à la justice américaine de faire le travail. 

Pourtant, du côté des associations, on estime qu'il y a bien matière à ouvrir une telle enquête en France. C'est en tout cas l'ultime appel à la justice française des avocats de l'ONG "Innocence en danger", qui demandent la réouverture de l’enquête de 2019 après les nouvelles révélations, afin d'enquêter sur les connexions françaises du criminel sexuel.

A l'époque, le dossier avait été fermé en raison du suicide en prison de Jean-Luc Brunel, l’associé d’Epstein et rabatteur de mannequins. Mais les trois millions de documents déclassifiés par la justice américaine pourraient relancer les investigations.

Une adresse dans le viseur

"Il y a une grande probabilité pour que des faits aient été commis, première hypothèse, sur le territoire national français, deuxième hypothèse, par des Français à l'étranger, voire même les deux", explique au micro d'Europe 1 François-Xavier Cozon, un des cinq avocats d'Innocence en danger. 

"Il faut absolument que la justice ouvre une information judiciaire", poursuit-il, car une adresse est bien dans le viseur, celle du 22 avenue Foch à Paris. C'est dans ce grand appartement que logeait six mois par an le financier américain.

Lors d’une perquisition en 2019, des photos de femmes, souvent très jeunes et nues, auraient été découvertes. Accrochées sur les murs, jusque dans les couloirs de l’appartement.