La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a encouragé mercredi "les femmes qui auraient été victimes" dans des affaires liées au dossier Epstein à "parler et à se tourner vers la justice", après la mise en cause d'un diplomate français.
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a appelé mercredi "les femmes qui auraient été victimes" dans des affaires liées au dossier Epstein à "parler et à se tourner vers la justice", après la mise en cause d’un diplomate français.
À l’issue du Conseil des ministres, elle a estimé que "toute la lumière doit être faite sur cette affaire effroyable et tentaculaire", soulignant qu’il appartenait à la justice de "faire son travail".
La publication, fin janvier, de millions de nouveaux documents relatifs à l’homme d’affaires et criminel sexuel Jeffrey Epstein a provoqué une onde de choc internationale, de nombreuses personnalités y étant mentionnées.
Jean-Noël Barrot "effaré" et "indigné"
Le nom d’un diplomate français, Fabrice Aidan, apparaît à plusieurs reprises dans ces documents. D’après des éléments consultés par des médias, il aurait échangé pendant plusieurs années des dizaines de courriels avec Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019.
Selon Mediapart et Radio France, qui ont révélé ces éléments, Fabrice Aidan aurait fourni à Jeffrey Epstein "des informations diplomatiques, des services ou un accès à ses réseaux à l’international".
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est dit mercredi "effaré" et "indigné". Il a précisé mardi soir sur X que Fabrice Aidan est actuellement "secrétaire des Affaires étrangères principal en disponibilité pour convenances personnelles". Le diplomate travaillait au sein du groupe énergétique Engie, qui a annoncé sa suspension à la suite des révélations médiatiques.
La présence d’un nom dans les correspondances du criminel sexuel ne constitue pas en soi la preuve d’un comportement répréhensible.