La Cour de cassation a décidé ce mercredi d'un non-lieu en faveur des gendarmes dans le cadre de la mort du jeune Adama Traoré en 2016, quelques heures après avoir été arrêté par la gendarmerie. Invité ce jeudi matin au micro d'Europe 1, l'ancien directeur général de la Gendarmerie nationale Richard Lizurey salue la décision de justice.
Presque 10 ans après les faits, la justice a finalement décidé d'un non-lieu. Le 19 juillet 2016, Adama Traoré, un jeune homme de 24 ans, meurt peu de temps après avoir été arrêté par des gendarmes. S'en suit alors un long combat judiciaire entre la famille du jeune homme et les trois gendarmes qui étaient présents lors de son arrestation.
Mais cette semaine, la Cour de cassation a confirmé le non-lieu en faveur des militaires, estimant que les gestes pour interpeller Adama Traoré étaient restés dans le cadre de la loi.
"La mort d'un homme est toujours un drame"
Invité ce jeudi matin au micro de Dimitri Pavlenko, Richard Lizurey, ancien directeur général de la Gendarmerie nationale, pense ce mercredi matin "au soulagement que doivent ressentir aujourd'hui les gendarmes et leurs familles, après près de 10 années de procédure".
"La mort d'un homme est toujours un drame, il faut avoir de la compassion. Mais on a les gendarmes qui ont été invectivés, vilipendés, accusés, avec aussi une espèce d'agitation permanente autour de cette affaire, qui ne leur a pas permis jusqu'à présent de retrouver une sérénité qui permet à chacun de vivre normalement dans sa famille et dans son métier", poursuit-il.
Avant de conclure : "Si l'avocat de la famille d'Adama Traoré veut saisir la Cour européenne des droits de l'Homme, c'est son droit. Mais cela ne remet pas en cause la décision judiciaire confirmée par la Cour de cassation, selon laquelle les gendarmes n'ont pas commis de fautes, pas d'infractions. Ils ont fait leur métier avec malheureusement encore une fois, un drame, mais on ne peut pas les tenir pour responsables".