Dans un entretien accordé à Mediapart, Flavie Flament accuse Patrick Bruel de l’avoir violée en 1991 alors qu’elle était âgée de 16 ans. Le chanteur conteste fermement ces accusations par la voix de ses avocats.
L’animatrice Flavie Flament a livré un témoignage particulièrement fort dans un entretien accordé à Mediapart. Elle y accuse le chanteur et comédien Patrick Bruel de l’avoir violée en 1991, alors qu’elle était âgée de 16 ans. Les faits présumés se seraient déroulés à Paris, au domicile de l’artiste, qui avait alors 32 ans.
Dans ce récit, Flavie Flament décrit une scène marquée par un black-out. Elle raconte ensuite s’être réveillée dans une profonde confusion : "J'ouvre les yeux et là je le vois, on est sur son lit et il est en train de me remettre mon pantalon. Et ma pensée est extrêmement puissante, elle est d'une vivacité effarante. En revanche mon corps ne répond pas, il y a un décalage, c'est une peur immense".
Des propos qui ont immédiatement suscité une vague de réactions dans l’espace médiatique et politique. Un homme ayant travaillé avec l’animatrice confie au Parisien / Aujourd’hui en France qu’il tombe des nues. "Ce qu’elle raconte aujourd’hui est l'exact opposé de ce qu’elle racontait il y a quelques années sur son histoire avec Patrick Bruel", dit-il. "Elle en parlait comme d’une relation consentie", précise un autre proche de Flavie Flament.
Patrick Bruel conteste fermement les accusations
De son côté, Patrick Bruel rejette catégoriquement les faits qui lui sont reprochés. À ce stade, aucune condamnation judiciaire n’est requise et le chanteur demeure présumé innocent. L’un de ses avocats, Christophe Ingrain, a réagi sur le plateau de l’émission Tout beau tout neuf.
Il a assuré que la défense du chanteur ne cherchait pas à attaquer personnellement l’animatrice, tout en maintenant une ligne de défense très ferme : "Jamais, ni ma consœur ni moi, n'insultons personne et nous n'avons eu l'intention de la blesser ou de l'insulter. En revanche, on est très ferme sur la décision de défendre notre client. Il est accusé de choses qui sont infamantes. Notre client dit que c'est absolument faux, que la relation qui a existé, qui est une relation qui s'est étalée au fil des ans, était une relation parfaitement consentie".
Cette version est totalement contestée par Flavie Flament, qui affirme n’avoir "jamais entretenu une relation quelle qu'elle soit" avec Patrick Bruel. Invitée sur France 2, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a estimé qu’il fallait encourager les femmes victimes à témoigner "même des dizaines d’années après".