Le gouvernement a publié mercredi un arrêté qui reconnaît les incendies de Gironde et des Landes comme un "sinistre de grande ampleur", ce qui allège les formalités pour la coupe des arbres incendiés.
En temps normal, le propriétaire d'une forêt doit aviser les autorités et respecter un certain délai avant de couper un arbre qui a connu un sinistre ou une maladie, selon le code forestier.
Seule exception, en cas de "sinistre de grande ampleur". Le propriétaire de la parcelle forestière est alors dispensé de cette "formalité préalable".
C'est ce que reconnaît l'arrêté paru mercredi au Journal officiel concernant les mégafeux qui ont pris origine le 22 juillet à Saumos, en Gironde, et le lendemain à Biscarrosse, dans les Landes, et qui ont, en quelques jours, brûlé 42.000 hectares de forêt et détruit plus de 200 habitations.
La situation de l'incendie de forêt dans le massif du Claps, près de Bellegarde-en-Diois dans la Drôme, est "calme" mercredi matin après une nuit fraîche et humide, selon la préfecture.
Deux pompiers du SDIS 26 ont toutefois été blessés "en début de nuit" et emmenés à l'hôpital après que leur "camion-citerne feu de forêts s'est renversé et a fait plusieurs tonneaux en contrebas d'une piste".
La préfecture de la Drôme ne donne pas de précisions sur la gravité des blessures. Deux autres pompiers présents dans le camion sont indemnes. Leur unité a été "placée au repos" mercredi. La surface brûlée est restée inchangée dans la nuit, soit 280 hectares, mais la préfecture souligne que la "situation (...) nécessite une vigilance par rapport à l'inversion du vent prévue aujourd'hui".
Alors que plusieurs centaines de pompiers restent mobilisés dans l'Hexagone, pour faire face à des conditions météo défavorables, ces derniers commencent à s'exaspérer. Les soldats du feu regrettent notamment de ne recevoir des responsables politiques que des hommages. "Tout le monde dit que nous sommes des héros, mais les pompiers ne font pas ça pour une reconnaissance", rappelle l'un d'eux.
"On fait notre travail, mais aujourd'hui, on ne peut pas bien le faire. On est à bout de souffle, on voit bien que les hommes s'épuisent sur le terrain et qu'on ne met pas tout en œuvre pour garantir leur sécurité", se désole le vice-président d'un des principaux syndicats des sapeurs-pompiers professionnels. Retrouvez notre article ici.