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Le Crif demande l'interdiction d'une marque de vêtements qu'il accuse de faire l'apologie des attentats du 7-Octobre

Yonathan Arfi, président du Crif

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a saisi le ministère de l'Intérieur et la justice au sujet de la marque de vêtements Sa7ten. Selon les informations d’Europe 1, l'organisation estime que son nom et certains de ses visuels renverraient aux attaques du 7 octobre 2023, perpétrées par le Hamas.

C'est une marque encore peu connue du grand public, mais qui fait désormais l'objet d'un signalement auprès des autorités françaises. Selon les informations d’Europe 1, le Crif a adressé un courrier au ministère de l'Intérieur et à la justice afin d'alerter sur les activités de "Sa7ten", une marque de vêtements lancée en 2024 et commercialisée en France. L'organisation soupçonne l'entreprise de diffuser, à travers son identité visuelle, des messages faisant l'apologie du terrorisme.

"Inacceptable dans le paysage français"

Au cœur de cette accusation, le nom de la marque, qui se prononce "Sahten", signifiant "bon appétit" en arabe. Pour le Crif, son écriture, "Sa 7 ten", ne serait pas anodine. "Ce nom, si on regarde bien, signifie samedi 7 et "ten" pour octobre, donc samedi 7 octobre. C'est fondamentalement une forme d'apologie du terrorisme des attentats du 7-Octobre", estime Yonathan Arfi, président du Crif.

L'association ne s'arrête pas au nom de la marque. Elle met également en cause certains visuels présents sur des vêtements, notamment des triangles rouges inversés, qu'elle considère comme des symboles repris par la propagande du Hamas depuis les attaques du 7-Octobre. 

Pour Yonathan Arfi, ces différents éléments ne relèvent pas de la coïncidence. "Je n'ai pas souvenir d'avoir vu des marques commerciales essayer de tirer profit d'une forme d'apologie du terrorisme. À mes yeux, cela mérite une réaction ferme et une interdiction de ces productions. Le développement de cette marque est aujourd'hui inacceptable dans le paysage français", affirme-t-il.

Les autorités muettes

L'organisation demande désormais une réponse des pouvoirs publics. Elle réclame l'interdiction de la marque sur le territoire français ainsi que des poursuites judiciaires contre ses responsables. "Nous réclamons l'interdiction complète de cette marque, que ses auteurs soient jugés pour apologie du terrorisme. Imaginerait-on une marque de vêtements en France faire l'apologie des attentats du 13-Novembre ou de l'attentat de Nice ?", poursuit le président du Crif.

Selon l'organisation, le courrier adressé aux autorités n'a, pour l'heure, donné lieu à aucune réponse. Un nouveau signalement pourrait être effectué dans les prochaines semaines. De son côté, la marque rejette les accusations du Crif. 

Elle dément toute référence, explicite ou implicite, aux attaques du 7-Octobre 2023 et conteste toute apologie du terrorisme. À ce stade, les autorités n'ont pas communiqué sur les suites qui pourraient être données à ce signalement.