Selon un décret publié dimanche au Journal officiel, l’amende pour une baignade dans une zone non autorisée va augmenter. Cette décision a été prise pour lutter contre les noyades, fréquentes en raison des fortes chaleurs enregistrées cet été.
La contravention pour une baignade dans une zone non autorisée va augmenter. Un décret publié dimanche au Journal officiel prévoit une hausse de l'amende, et s'applique à l'ensemble du territoire français.
lutter contre les noyades pendant les baignades sauvages
Il faudra désormais débourser 68 euros contre 38 auparavant. Cette décision intervient à la demande de la préfecture de police de Paris et de la préfecture de la région Île-de-France. Objectif : lutter contre les noyades liées aux baignades sauvages, de plus en plus nombreuses ces dernières semaines en France.
Depuis le début de l’été, 197 personnes, dont 57 mineurs, ont perdu la vie. Les noyades représentent la première cause de décès par accident de la vie courante chez les moins de 25 ans. Les autorités craignent que ce bilan continue d’augmenter.
Après une quatrième vague de chaleur, de nouveaux épisodes de fortes températures pourraient inciter de nombreux Français à braver les interdictions de baignade pour trouver un peu de fraîcheur.
De nouveaux problèmes
Dans la commune de Gournay-sur-Marne, les panneaux baignades interdites ne manquent pas. Pourtant, au bord de l'eau, quelques familles se sont installées, comme celle de Marc qui s'apprête à plonger. Le père de famille le sait, il risque une amende de 68 euros pour lui et pour ses enfants. Une sanction loin d'être dissuasive lorsqu'il fait plus de 35 degrés.
"On le sait mais ça ne change rien du tout", résume-t-il. Ça fait 15 ans qu'on vient, tous les jours on s'amuse et personne ne nous a pris la tête", insiste-t-il au micro d'Europe 1. De l'autre côté de la rive, Philippe vient régulièrement se baigner dans la Marne. Et pour le retraité, augmenter les sanctions va seulement déplacer le problème.
"Les gens vont vouloir aller dans des endroits non-visibles, ce qui sera en réalité encore plus dangereux", souligne-t-il. À quelques mètres de là, Julie et ses enfants, bouées sous le bras, n'ont pas hésité à faire 15 kilomètres pour se jeter à l'eau. "Avec les fortes chaleurs, on avait besoin de sortir les enfants un petit peu. On a la visite des forces de l'ordre qui viennent nous demander régulièrement de sortir de l'eau. Ils font leur travail, mais je ne pense pas que ce soit dissuasif", conclut-elle.