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Ceuta : Retailleau, Le Pen, Attal, Mélenchon... les réactions des candidats à la présidentielle

À Ceuta, 60.000 migrants ont franchi la frontière entre le Maroc et l'Espagne en une journée. [Adri Salido / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP]

L'afflux inédit de 60.000 migrants à Ceuta s'invite dans le débat politique français. De Bruno Retailleau à Jean-Luc Mélenchon, en passant par Marine Le Pen et Gabriel Attal, les principaux candidats à la présidentielle affichent des positions très contrastées sur la crise migratoire.

À Ceuta, 60.000 migrants ont franchi la frontière entre le Maroc et l'Espagne en une journée. L'équivalent de 70 % de la population de l'enclave espagnole. Face à ce chiffre vertigineux, cette crise migratoire s'impose déjà comme un thème central de la présidentielle française et pousse les candidats à réagir.

"Stopper cette folie"

À droite, Bruno Retailleau parle d'un électrochoc et affirme que les régularisations massives décidées par Pedro Sánchez ont créé un appel d'air. Le candidat des Républicains accuse le gouvernement socialiste espagnol d'avoir engendré cette crise migratoire. Selon lui, une seule solution : la fermeture temporaire de la libre circulation avec l'Espagne.

Une conclusion partagée par le Rassemblement national. Marine Le Pen promet "de stopper cette folie" en réservant, dès 2027, la libre circulation dans l'espace Schengen aux seuls nationaux européens. "Ceuta, c'est l'avenir de la France si nous continuons avec la naïveté migratoire", résume Jordan Bardella.

Chez les macronistes, le "en même temps" perdure. Gabriel Attal estime que nos frontières sont mises à l'épreuve, mais demande à l'Union européenne de régler la situation. Enfin, Jean-Luc Mélenchon poursuit sa stratégie de radicalisation et se démarque en proposant d'aider l'Espagne à accueillir ces migrants, alors que 83 % des Français souhaitent réduire l'immigration.