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Incendie en Gironde : Arès tente de reprendre vie malgré les inquiétudes des habitants et des commerçants

À Arès, sur le bassin d'Arcachon, les habitants ont pu commencer à regagner leur domicile depuis samedi. [Arnaud Paillard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Après plusieurs jours de lutte contre les flammes, le mégafeu de Gironde est désormais fixé. Si la majorité des habitants évacués ont pu retrouver leur domicile, 16.000 personnes restent encore privées de retour. À Arès, le calme est revenu, mais la commune porte encore les stigmates du traumatisme.

En Gironde, le mégafeu est fixé depuis ce samedi. Sur les plus de 220.000 personnes évacuées, 16.000 n'ont cependant pas encore pu rentrer chez elles. C'est le cas notamment au Porge et à Lège-Cap-Ferret. En revanche, à Arès, sur le bassin d'Arcachon, les habitants ont pu commencer à regagner leur domicile depuis samedi. Mais la commune reste vide.

"Je suis frappée par le silence qu'il y a autour"

Le ciel est bleu, l'odeur de brûlé a disparu, mais les rues du centre-ville restent désertes. Les volets des maisons sont fermés, Jacqueline ne reconnaît plus son quartier. "Je suis frappée par le silence qu'il y a autour. D'habitude, à cette saison de l'année, on entend des cris d'enfants, là, il n’y a rien", constate-t-elle.

Seuls deux commerces ont rouvert sur une dizaine. À la maison de la presse, les clients viennent surtout trouver un peu de réconfort. "On a quand même pas mal de clients qui sont choqués de ce qui s'est passé, qui sont encore inquiets aussi par rapport à ce qui peut arriver", précise Pascale, la gérante.

"On a un petit peu peur pour la suite"

Guy est rentré dès qu'il a pu, mais il reste sous le choc. "On ne remonte pas facilement. On a encore les idées très confuses. Le peu de fumée qu'il y a eu hier soir, on s'est dit : ça y est, ça redémarre. Et puis heureusement, les vents ont tourné", explique-t-il au micro d’Europe 1.

Les habitants se font rares et les touristes aussi, ce qui inquiète les commerçants. Anaïs est caviste, elle a perdu 30.000 euros à cause de l'évacuation. "L'assurance est assez compliquée, on a fait toutes les démarches, on attend un petit peu les retours. Le problème étant que nous sommes à Arès, donc nous étions quand même relativement loin des feux. On a un petit peu peur pour la suite", s’inquiète la commerçante.

Elle espère que les touristes reviendront pour faire vivre l'économie locale.