Les ambassades américaines dans plusieurs pays du Moyen-Orient ont mis en garde les citoyens américains contre une possible "escalade" du conflit régional et les ont exhortés à se tenir prêts à quitter la région.
"Les Américains présents dans la région devraient envisager de partir, ou être prêts à partir en cas d'escalade", indique une alerte de sécurité dont des versions ont été publiées sur les réseaux sociaux par les missions américaines à Amman, Jérusalem et Bagdad.
Les messages invitent les ressortissants américains à vérifier les informations relatives à leurs vols et à suivre les consignes de sécurité des autorités locales.
"Les Américains actuellement au Moyen-Orient doivent faire preuve de prudence et d'une vigilance accrue et se préparer à d'éventuelles annulations de vols, à des fermetures périodiques de l'espace aérien et à des perturbations potentielles des déplacements", précise l'alerte.
En Jordanie, les citoyens américains ont été appelés à éviter les bases militaires américaines, récemment visées par des missiles iraniens. En Israël, il leur a été recommandé de repérer l'abri antiaérien le plus proche.
Une reprise des tirs nocturnes
"Le régime iranien est imprévisible, comme l'ont montré ses récentes décisions d'attaquer des zones de la région sans avertissement ni provocation, ainsi que d'étendre ses attaques à des zones qui n'avaient pas été visées auparavant (comme l'Egypte)", indique un message publié sur le site de l'ambassade américaine à Jérusalem.
Mercredi, un drone a frappé un navire gazier appartenant à une société américaine, amarré dans un port égyptien, provoquant un incendie. L'Egypte mène une enquête mais n'a, à ce stade, accusé aucun groupe d'être à l'origine de l'attaque.
L'armée iranienne a, de son côté, accusé Washington d'"attiser les tensions" dans la région et averti : "Tout pays servant de bouclier défensif à l'Amérique criminelle et agressive sera englouti par les flammes de la guerre".
Cette semaine, l'Iran et les Etats-Unis ont repris leurs échanges de tirs nocturnes après plusieurs jours d'accalmie, même si aucune frappe n'a été signalée dans la nuit de vendredi à samedi.