La situation est plus difficile dans le Var où l'incendie du Gros Bessillon, pourtant fixé il y a trois jours après avoir ravagé 4.500 hectares, a repris de l'ampleur ce vendredi, avec 2.500 personnes évacuées et 1.000 hectares parcourus, a annoncé le préfet.
Les flammes, qui ont redémarré vers 13H30, ont parcouru 1.000 hectares en six heures. "Il y a eu un phénomène de rafales de mistral avec des vents orageux qui ont attisé les braises encore incandescentes", a expliqué à la presse Simon Babre.
Lors d'un entretien à l'AFP, le préfet a par ailleurs expliqué que "ce phénomène de feu qui va plus vite qu'un cheval au galop défie l'entendement et défie l'expérience des habitants". "La surface parcourue, la destruction de la forêt sont absolument dantesques", a-t-il ajouté.
Environ 2.500 habitants ont été évacués, notamment à Correns et Montfort-sur-Argens. D'épaisses fumées grises, voilant le ciel bleu, sont visibles, a constaté une équipe AFP.
Après neuf jours de lutte acharnée et 42.000 hectares partis en fumée, l'amélioration se confirme vendredi en Gironde où le mégafeu est contenu. À Bordeaux, autorités et pompiers ont bon espoir, grâce à une météo favorable, d'une maîtrise prochaine du feu sans bien sûr pouvoir évoquer de date. Et ce sont au total 198.000 personnes, sur les 220.000 évacuées après le début de l'incendie le 22 juillet, qui ont pu rentrer chez elles ou sont sur le point de le faire, soit 90%.
Du même coup, le centre d'accueil ferme ses portes au parc des expositions de Bordeaux. Quatre communes restent cependant vidées de leurs habitants, à savoir Saumos, d'où est parti ce mégafeu, Le Temple, Le Porge, commune la plus meurtrie par les flammes, et Lège-Cap-Ferret.
"La crise n'est pas finie, le feu n'est pas fixé mais on progresse. On sort la tête hors de l'eau", a salué la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, lors d'un point-presse en fin de journée.