Environ 40.000 migrants ont traversé la frontière entre le Maroc et Ceuta dans la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué une source policière.
Environ 40.000 migrants ont traversé la frontière ces derniers jours entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta, selon une source policière, où le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez est attendu vendredi.
Les arrivées, qui n'ont pas cessé de la nuit, continuent vendredi matin, majoritairement des jeunes hommes et des adolescents, et 18 d'entre eux sont morts noyés en tentant le passage de la frontière par la mer, selon cette source, dans ce petit territoire habité par 80.000 personnes.
Une arrivée massive encore inexpliquée
"Il y a eu un flux constant de personnes toute la nuit", et si les arrivées ont été moindres que pendant la journée, des "milliers" de migrants "ont continué à arriver la nuit et ils continuent d'arriver" vendredi matin, a précisé la source policière.
Il était difficile vendredi de savoir clairement ce qui a provoqué cette soudaine arrivée en masse de migrants en provenance du Maroc, principalement des jeunes hommes et des adolescents. Jeudi soir, des milliers de jeunes Marocains étaient rassemblés tard jeudi soir dans le centre de la ville de Fnideq, qui jouxte l'enclave espagnole de Ceuta, a constaté un journaliste de l'AFP, certains affirmant avoir entendu que "la frontière avait été ouverte".
Pedro Sanchez en route pour Ceuta
Ces jeunes ont afflué près de la route qui longe la plage et qui mène vers le passage frontalier. Le contexte rappelle la précédente crise migratoire de 2021, lorsque des milliers d'entre eux avaient traversé la frontière à la faveur d'un assouplissement des contrôles par Rabat lors d'un différend diplomatique avec l'Espagne.
Pedro Sánchez doit arriver vendredi matin à Ceuta où il rencontrera les forces de l'ordre à la frontière puis les responsables régionaux, accompagné du ministre de l'Intérieur Fernando Grande-Marlaska, a précisé la présidence du gouvernement dans un communiqué.
Jeudi déjà, plusieurs centaines de personnes selon les autorités régionales étaient entrées illégalement à Ceuta, venant s'ajouter au plus de 1.500 migrants arrivés "ces derniers jours".