Depuis ce mercredi, la journaliste russe Xenia Fedorova est visée par un arrêté ministériel d'expulsion en raison d'une "atteinte aux intérêts fondamentaux de l'État". Son avocat a annoncé "former un recours". Dans "Eliot Deval et vous", Gilbert Collard estime qu'un "processus d'intimidation se met en place".
La nouvelle est tombée ce mercredi. Xenia Fedorova, journaliste russe, est visée par un arrêté d'expulsion délivré par le ministère de l'Intérieur. Selon cet arrêté, "son comportement porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l'État" et sa présence sur le territoire "constitue une menace particulièrement grave et actuelle pour l'ordre public".
Son avocat a annoncé "former un recours" contre cet arrêté. Pour Gilbert Collard, invité d'Eliot Deval et vous, "on assiste à une mise en place d'une asphyxie progressive de la liberté. Et c'est un processus d'intimidation qui se met en place".
"On utilise la formulation juridique pour attenter à une liberté d'expression"
Il estime également que la décision est "juridiquement délirante" : "Est-ce que Xenia Fedorova a commis un acte d'espionnage pour une puissance étrangère ? A-t-elle livré des informations secrètes ? C'est délirant, on est en dehors des normes de la loi. On utilise la formulation juridique, ce qui est la pire des choses dans un État dit de droit, pour attenter à une liberté d'expression".
Selon Gilbert Collard, le référé est quelque chose de rapide, "dix jours maximum" et il serait suspensif. En revanche, l'action devant le tribunal administratif n'a pas d'effet suspensif. "Donc si le juge des référés, qui a dû être saisi, maintient la décision gouvernementale, elle sera expulsée. Mais faut-il encore qu'il y ait un avion qui puisse aller en Russie".