L’incendie qui touche le secteur de Biscarrosse, Parentis-en-Born et Sanguinet (Landes) connaît une évolution favorable. La préfecture annonce que le feu est désormais "fixé": "sa progression est stoppée et il n’y a plus de départs de feu".
Les opérations de surveillance, de traitement des lisières et de noyage vont toutefois se poursuivre pendant plusieurs jours afin d’éviter toute reprise.
Incendie en cours : retour des habitants dans les secteurs mis en sécurité de Biscarrosse, Parentis-en-Born et Sanguinet
La journée a été marquée par une évolution favorable de la situation opérationnelle. Grâce à l'engagement continu des services de secours et à l'efficacité… pic.twitter.com/2SqfNQ4Bq2— Préfet des Landes (@Prefecture40) July 27, 2026
Face à cette amélioration, le retour des habitants évacués a commencé. Depuis 20 heures, les populations de Sanguinet et Parentis-en-Born peuvent regagner leur domicile, tout comme certains secteurs de Biscarrosse, dont le village aéronautique et le camping La Rive. Au total, 15.000 personnes évacuées vont pouvoir retrouver leur lieu de vie, tandis que plusieurs quartiers restent encore interdits d’accès en raison des risques persistants.
Un camion-citerne feux de forêt (CCF) s’est retourné en fin de journée dans le Var alors qu’il se rendait sur un incendie. Les quatre sapeurs-pompiers présents à bord ont été légèrement blessés et transportés vers les hôpitaux de Toulon et de Brignoles, a indiqué la préfecture du Var.
L’accident n’a pas empêché les secours de poursuivre leur lutte contre les flammes. Les reprises de feu observées à Barjols et Correns ont pu être "circonscrites", mais l’incendie reste "toujours pas fixé". Les pompiers doivent continuer à traiter les lisières toute la nuit pour éviter une nouvelle propagation.
Le caporal Laurent Masson, 38 ans, pompier volontaire au centre d'incendie et de secours de Saint-Étienne-du-Grès (Bouches-du-Rhône), est mort "dans l'exercice de ses fonction", ont annoncé les sapeurs-pompiers du département. Il effectuait une mission de ravitaillement en carburant à bord d'un camion-citerne feux de forêt lorsqu'il a été victime d'une sortie de route.
Pour des raisons qui restent à déterminer, le véhicule, dans lequel il circulait seul, a quitté la chaussée vers 19h30 avant de percuter un platane à Saint-Rémy-de-Provence. Malgré une prise en charge rapide par les secours, le caporal Masson n'a pas pu être réanimé et a été déclaré décédé sur place. Une enquête a été ouverte par la brigade de gendarmerie de Saint-Rémy-de-Provence.
Le président de la République Emmanuel Macron a annoncé ce lundi que l'incendie déclenché le 23 juillet près de Biscarrosse (Landes) était désormais "fixé". "Le feu est fixé, ce qui est une bonne nouvelle dans les Landes", a-t-il déclaré.
Le chef de l'État s'est montré plus prudent concernant la situation en Gironde. "On continue de se battre. Il a été stabilisé, comme on dit, mais il continue d'être virulent et il faut être extrêmement prudent pour les prochaines heures et les prochains jours", a-t-il averti.
L'incendie des Landes a parcouru 3.600 hectares, détruit 198 bâtiments et conduit à l'évacuation de 30.000 personnes, dont 8.000 ont désormais été autorisées à regagner leur domicile.
"Les semaines à venir seront dures et on doit tenir" face à ce feu "totalement inédit", déclare Emmanuel Macron.
Le président de la République dit "sa gratitude pour le soutien" et souligne "la chaîne de solidarité des compatriotes", des "agriculteurs". "Je sais que la vie est dure, qu'il y a de l'angoisse, des récoltes perdues, le carburant est cher. Je sais que ces derniers jours ont été éprouvants".
Emmanuel Macron a adressé une "pensée" pour les deux sapeurs-pompiers qui sont morts mardi dernier en combattant les incendies.
Le président de la République à inviter les secours mobilisés à "ne rien lâcher" face aux terribles incendies.
Emmanuel Macron est arrivé à Bordeaux afin de rencontrer des forces mobilisées.
Depuis le centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis) à Bordeaux, le directeur départemental du SDIS de Gironde, Marc Vermeulen, détaille au président de la République l'évolution jour par jour des feux qui embrasent la région, depuis son déclenchement le 22 juillet.
L'incendie de forêt qui affecte depuis plus d'une semaine une zone de montagne dans le massif des Ecrins est désormais "fixé", permettant d'envisager un retour progressif d'habitants de hameaux évacués, a indiqué lundi la préfecture des Hautes-Alpes.
Le périmètre parcouru par le feu dans les communes de L'Argentière-la-Bessée et de Freissinières entre Gap et Briançon "n'a pas évolué depuis près de trois jours" avec une surface parcourue estimée à 510 hectares, selon un communiqué.
L'Association des maires de France (AMF) appelle les collectivités à se mobiliser face aux incendies qui frappent plusieurs territoires. Dans un communiqué, elle demande "aux communes et intercommunalités de France métropolitaine et d'Outre-mer à apporter au plus vite un soutien financier aux opérations d'urgence en cours ou en préparation ainsi qu’à la longue phase d’accompagnement nécessaire".
Pour l'AMF, la priorité est désormais d'aider les populations touchées. "L'urgence est à la prise en charge, l'évacuation et au soutien socio-psychologique des populations sinistrées, à la fourniture de biens de première nécessité et à la mise en place de centres d'hébergement d'urgence", souligne l'association, dont le président David Lisnard et le Bureau "tiennent à témoigner de toute leur solidarité aux habitants et aux élus des communes sinistrées, notamment en Gironde et dans le Var".
Le préfet du Var, Simon Babre, a dénoncé plusieurs départs de feu volontaires à proximité de l'incendie de Pontevès, toujours contenu mais qui mobilise encore plus de 1 000 sapeurs-pompiers.
"Ces départs de feu interrogent et ne sont pas le fruit du hasard. Il faudra des sanctions", a-t-il assuré devant la presse.
Face aux températures élevées attendues dans les prochains jours, la Gironde sera placée en vigilance jaune canicule à partir de demain midi. Les autorités appellent à la vigilance.
"Les reprises de feu se sont intensifiées (...) Trois Canadairs commencent les largages sur ces reprises", a indiqué le préfet du Var, Simon Barbe. "Le feu est toujours actif, c'est son 7e jour d'activité", a-t-il précisé.
Et d'ajouter : "Ce qui est important, c'est que les sinistrés se signalent aux mairies, un recensement est en cours."
Le président Emmanuel Macron est attendu en Gironde aux alentours de 17h ce lundi. Il devrait rester sur place jusqu'à 21h environ.
L'Union européenne va renforcer son dispositif pour combattre l'incendie en Gironde, dans le sud-ouest de la France, avec un total de neuf avions et deux hélicoptères déployés à partir de mardi, a annoncé la commissaire européenne Hadja Lahbib à l'AFP.
"C'est une course contre la montre que nos équipes sont en train de mener sur place avec évidemment les Français", a-t-elle assuré dans un entretien lundi.
Les dégâts causés par les incendies sur la faune sauvages seront "catastrophiques", a prévenu lundi la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, à l'heure où l'incendie de Gironde qui a ravagé quelque 42.000 hectares est "stabilisé" mais "pas fixé", selon le ministre de l'Intérieur.
"Nous n'avons pas de chiffres aujourd'hui exacts de l'ampleur (...) des dégâts sur la faune sauvage, mais il est évident que cela va être des chiffres catastrophiques d'ici la fin de l'été", a indiqué Monique Barbut à l'occasion d'une conférence de presse à la sortie du Conseil des ministres.
Emmanuel Macron se rend en Gironde lundi "en milieu d'après-midi" afin de rencontrer "des forces mobilisées" et "des élus", a indiqué l'Elysée.
"Il ira à la rencontre des forces mobilisées afin de leur adresser le soutien de la Nation ainsi que des élus pour les remercier de leur engagement de chaque instant", a-t-on précisé de même source. L'incendie massif en Gironde qui a ravagé quelque 42.000 hectares depuis mercredi est "stabilisé" mais n'est "pas fixé", selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
L'incendie qui a ravagé 42.000 hectares en Gironde est à ce jour "stabilisé mais pas fixé", a indiqué ce lundi le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez pour qui la situation "reste défavorable".
"Ca veut dire qu'il n'a pas progressé dans la nuit", a-t-il précisé lors d'une conférence de presse à la sortie du Conseil des ministres, appelant à "vraiment rester très prudent" alors qu'un nouvel épisode de vague de chaleur est attendu à partir de mardi.
L'incendie massif qui a parcouru 42.000 hectares en Gironde présente lundi "moins" de foyers actifs, a déclaré à l'AFP un porte-parole du service départemental de secours et d'incendie (Sdis) 33 , mais les pompiers ne sont "toujours pas maîtres du feu".
"On a moins de foyers actifs qu'hier (dimanche). Les conditions météo sont favorables, avec moins de vent. Mais il reste des foyers actifs. Le plus actif d'entre eux est entre Marcheprime et Pierroton" aux portes de la métropole bordelaise, a déclaré à l'AFP le capitaine Wilfried Schneider, officier communication du Sdis 33.
"On ne peut pas dire que le feu est stabilisé. On a stabilisé une situation qui était complètement instable, mais on n'est toujours pas maîtres du feu", a-t-il dit. "On a essentiellement une zone très active et non plus plusieurs zones très actives comme c'était le cas les jours précédents".
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a affirmé lundi que les moyens de lutte contre les incendies avaient "massivement augmenté" sur la dernière décennie et accusé l'opposition d'amplifier un "mensonge" et une "polémique grossière".
Les moyens terrestres et aériens "ont été massivement augmentés", a-t-elle assuré sur franceinfo. Selon elle, le budget de la sécurité civile a "quasiment doublé" depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017.
"Dire aujourd'hui que les moyens ont baissé depuis 2017 (...) c'est un mensonge éhonté et c'est une polémique grossière dans un moment qui devrait appeler chacun à un peu de gravité", a-t-elle ajouté.
La porte-parole a dénoncé "des polémiques qui ont été savamment utilisées par La France insoumise, d'une part, par le Rassemblement national d'autre part".
"Plus de 13.000 entreprises" ont été évacuées dans le seul département de la Gironde et "ne peuvent pas, évidemment, mener leur activité normale" du fait des violents incendies dans le Sud-Ouest, a indiqué lundi le ministre de l'Economie Roland Lescure.
"On est à leurs côtés", a ajouté le ministre, à l'issue d'une réunion d'urgence à Bercy avec les acteurs économiques locaux. "La mobilisation générale est présente pour cette catastrophe écologique, évidemment, et sociale", qui "est aussi un coup de tonnerre économique qui affecte une région qui n'en avait pas besoin", a-t-il souligné.
Les assureurs prendront en charge les frais de relogement des personnes évacuées à cause des incendies qui touchent la Gironde, les Landes et le Var, a annoncé lundi le ministre de l'Economie, Roland Lescure. Cette mesure exceptionnelle, négociée avec la fédération professionnelle France assureurs, s'appliquera pour une durée allant jusqu'à trois semaines, que les logements aient été endommagés ou non, a précisé le ministre. Quelque 220.000 personnes ont par exemple été évacuées depuis mercredi à cause de l'incendie qui a embrasé les pourtours du très touristique bassin d'Arcachon.
Les activités des colonies de vacances sont suspendues en Gironde, a annoncé tôt lundi la préfète Sophie Brocas, compte tenu des incendies en cours. La préfète a annoncé prendre un arrêté "portant interdiction des activités des accueils collectifs de mineurs avec hébergement (colonies de vacances), des accueils collectifs de mineurs comportant au moins une nuitée (centres de loisirs) ainsi que des séjours de scoutisme comportant au moins une nuitée".
Les "séjours de vacances adaptées organisées pour les personnes en situation de handicap" sont également interdits, indique Mme Brocas dans un autre arrêté.
"J'incite les touristes à ne pas venir, ne pas rejoindre la Gironde", avait-elle déclaré dimanche, invitant par ailleurs "les touristes présents à envisager une autre destination".
Emmanuel Macron présidera à 10H00 une "cellule interministérielle de crise" au ministère de l'Intérieur consacrée aux incendies, avant d'autres réunions sur les secteurs économiques touchés.
Météo-France prévoit une probable vague de chaleur depuis le Sud-Ouest à partir de mardi avec des maximales jusqu'à 40°C et des vents un peu moins forts mais plus secs.
L'incendie massif qui a parcouru 42.000 hectares en Gironde et entraîné l'évacuation de 220.000 personnes est resté "globalement stable au cours de la nuit" de dimanche à lundi, a annoncé la préfecture lundi matin, après plusieurs journées de progression ininterrompue.
"A ce stade, la situation est restée globalement stable au cours de la nuit, sans évolution majeure à signaler. Les forces de sécurité et de secours demeurent pleinement mobilisées et poursuivent leurs missions sur le terrain", a écrit la préfecture dans une boucle réservée aux médias.
240 habitations ont été détruites en Gironde, selon la préfecture. Si aucune victime civile n'est à déplorer, 84 sapeurs-pompiers ont été blessés, dont dix ont dû être évacués.
Des centaines de personnes ont été évacuées en urgence de plusieurs établissements médico-sociaux.
Une "vague de solidarité", saluée par la préfète, a permis de libérer les pompiers volontaires dans les entreprises mais aussi à des agriculteurs et des particuliers bénévoles pour prêter main-forte sur le terrain.
Dans les Landes, l'incendie de Biscarrosse était dimanche "mieux contenu mais pas fixé", après avoir brûlé 3.600 hectares et 198 bâtiments. Quelque 8.000 personnes évacuées sur 30.000 ont été autorisées à rentrer chez elle, a indiqué le préfet des Landes Gilles Clavreul.
Dans le Var, où 2.000 personnes ont été évacuées, l'incendie est "contenu" malgré des reprises attisées par le mistral, après avoir parcouru 4.500 hectares, selon les pompiers. D'autres feux sont en cours en Corse et dans les Hautes-Alpes.