Intervenant dans des zones très boisées et parfois accidentées, les pompiers s'appuient sur leur soutien aérien pour lutter contre les feux de forêts. Aux cotés des Canadair et des Dash, les hélicoptères bombardiers d'eau sont aussi de précieux alliés.
Il n'y a pas que les canadair qui aident à combattre les flammes. Dans le Var, alors que le feu de forêt près de la montagne du Gros Bessillon, les pompiers au sol peuvent également compter sur deux Dash et surtout deux hélicoptères bombardiers d'eau pour les aider à lutter contre l'incendie.
Les pompiers sont habitués de cette aide venue du ciel. Chaque été, les soldats du feux du Var louent quatre hélicoptères bombardiers d'eau. Total de la facture : 1,5 million d'euros. Ils disposent aussi d'un appareil mis à disposition par l'État,
"L'avantage des hélicoptères, c'est qu'ils ont une vitesse de déplacement qui est très rapide. Ils vont permettre de réaliser des missions de largage d'eau rapides pour essayer de limiter au plus vite le développement de l'incendie", explique au micro d'Europe 1 Stéphane Nepper, officier sur un hélicoptère bombardier d'eau.
Thierry Cacherat est pilote à la sécurité civile, chef de la zone sud. "C'est un exercice particulier car nous sommes très proches les uns des autres. Et puis, il faut gérer le vent, le feu en dessous, écouter la radio car on échange énormément comme ça...", souligne-t-il.
Des hélicoptères... Et des drones pour lutter contre les flammes
Ce pilote expérimenté est engagé sur l'appareil dédié au commandement. "Nous, on va carrément se mettre en place, face à l'objectif et on va demander tout simplement aux avions de passer devant nous et de larguer à la hauteur à laquelle on est. Ça va fluidifier les largages, éviter les erreurs et augmenter la cadence de tir et donc la quantité d'eau à larguer sur le chantier", assure Thierry Cacherat.
En plus des engins lourds, les drones sont aussi devenus des outils indispensables. Franck Graziano, référent départemental de l'équipe drone, se félicite de ce progrès technologique. "Lorsqu'on allait traiter ce qu'on appelait les lisières ou les points chauds, on envoyait des sapeurs-pompiers qui parfois marchaient pendant 20 minutes. Là, le drone est capable de repérer un endroit précis, une température. Il est capable aussi de donner l'axe aux sapeurs-pompiers pour qu'ils y aillent directement ou alors de leur dire 'ce point chaud, ils ne risque rien'".
Les sapeurs-pompiers du Var disposent désormais de 11 drones pour faciliter leur travail sur le terrain.