Après l'exfiltration du maire d'Alès, Christophe Rivenq, menacé par la DZ Mafia, la classe politique a largement soutenu l'édile. Le candidat LR à l'élection présidentielle, Bruno Retailleau, appelle à une réaction ferme de la part de l'État.
Les élus locaux sont en première ligne contre le narcotrafic, mais aussi les plus en danger. Depuis ce mardi 21 juillet, le maire d'Alès Christophe Rivenq a été placé dans un lieu protégé et sécurisé, tenu secret. Dans la nuit, il avait été exfiltré par le Raid, l'unité d'élite de la police nationale, après une suspicion de voiture piégée stationnée près de son domicile.
L'élu de 60 ans avait reçu une lettre avec, à l'intérieur, des balles de calibre 9 mm. Un mode opératoire bien connu, celui de la DZ Mafia, qui étend sa toile dans le sud de la France.
Bruno Retailleau appelle à un état d'urgence anti-narcotrafic
La classe politique, du RN à LFI, a largement apporté son soutien à Christophe Rivenq. Ce matin, au Conseil des ministres, Emmanuel Macron a appelé à combattre le narcotrafic avec force et détermination.
Cette unanimité n'empêche toutefois pas certaines divergences. À droite, Bruno Retailleau reproche à La France insoumise de ne pas avoir voté la loi narcotrafic, adoptée à l'Assemblée nationale en avril dernier. Le candidat des Républicains à la présidentielle pointe également du doigt les propos du maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, qui disait "respecter" le parcours de certains narcotrafiquants.
Enfin, le président des LR appelle à la création d'un état d'urgence anti-narcotrafic et à l'interception des conversations des délinquants sur les messageries cryptées. "Ce sont désormais les lieux où la drogue se négocie à ciel ouvert. Nous sommes en guerre contre les narcotrafiquants. Et on ne lutte pas avec des pistolets à eau contre des narcotrafiquants qui sont prêts à tout pour leur trafic et pour gagner toujours plus d'argent", a-t-il ainsi souligné.
À gauche, la députée LFI Mathilde Panot accuse le gouvernement d'avoir adopté, depuis 10 ans, une politique de gesticulation et de communication à l'égard du narcotrafic.