La mobilisation autour de la forêt de Fontainebleau continue, notamment pour venir en aide aux animaux sauvages, grandes victimes des incendies. Une mobilisation forte, mais tout de même difficile à mettre en place.
Quelques jours après que les feux ont été fixés à Fontainebleau, la mobilisation se poursuit. Non seulement les autorités, les pompiers et les secours restent sur le qui-vive, mais les citoyens également, notamment pour venir en aide aux animaux. Grandes victimes des incendies, ces derniers ont pourtant tendance à être laissés pour compte, ce qui complique leur sauvetage, organisé par l'association de défense des animaux FUTUR.
Des milliers de bénévoles
Les citoyens n'auront pas tardé à répondre à l'appel à l'aide de l'association FUTUR. À peine les premières flammes étaient-elles apparues dans la forêt de Fontainebleau que l'association de défense des animaux enregistrait déjà plus de 6.000 demandes de bénévoles.
Une mobilisation forte, mais qui reste difficile à organiser. Les autorités ne nous laissent pas aller sur place et on le comprend, car il faut que les secours fassent leur travail", souligne le président du collectif, Amadeus.
En plus de l'interdiction d'accès à la forêt, il est difficile d'approcher les animaux, qui sont, pour la grande majorité, sauvages.
Et pour cause, "des animaux seraient stressés et apeurés de voir des patrouilles" en lisière de forêt. "Beaucoup peuvent faire des arrêts cardiaques ou, par peur, repartir dans la forêt, qui est un terrain hostile en ce moment."
Une organisation millimétrée
Cependant, les bénévoles sont tout de même parvenus à sauver plus d'une centaine d'animaux en l'espace d'une semaine, grâce à une organisation bien huilée mise en place par l'association.
"Étant donné qu'il y a des gens qui connaissent notre action, ils nous envoient un signalement lorsqu'ils repèrent un animal en détresse", explique Amadeus. Une fois le signalement reçu, "un groupe composé de vétérinaires, d'auxiliaires vétérinaires ou de soigneurs se rend sur place pour poser un diagnostic".
Un groupe de personnes disposant de cages et de moyens de transport adaptés est alors appelé. Soutenues par des personnes habilitées à récupérer l'animal blessé, ces équipes le transfèrent ensuite dans un centre de soins préalablement sélectionné par une équipe connaissant bien les différentes structures de la région.
En attendant de pouvoir pénétrer dans la forêt pour venir en aide à davantage d'animaux, FUTUR demande le report de l'ouverture de la chasse afin de laisser le temps à la faune de se reconstituer.