Environ 12,2 millions de téléspectateurs en moyenne ont regardé dimanche soir sur M6 la victoire de l'Espagne contre l'Argentine en finale de la Coupe du monde de football.
Environ 12,2 millions de téléspectateurs en moyenne ont regardé dimanche soir sur M6 la victoire de l'Espagne contre l'Argentine en finale de la Coupe du monde de football, soit près de deux fois moins que pour la finale perdue par la France quatre ans plus tôt au Qatar, selon des chiffres de Médiamétrie publiés lundi.
Cette finale remportée par la "Roja" (1-0 après prolongation) fait aussi moins bien que la demi-finale victorieuse de l'Espagne contre la France (2-0), meilleure audience de l'année 2026 avec 20,2 millions de téléspectateurs en moyenne. Elle reste aussi en dessous de l'audience du quart de finale France-Maroc (2-0), à 16 millions de téléspectateurs.
Diffusée à 21h00, la finale a réalisé une part d'audience de 59,2% pour M6. Le groupe M6 avait créé la surprise en mars 2024 en raflant les droits des Mondiaux 2026 et 2030 à TF1, diffuseur historique de la compétition, qui les jugeait trop onéreux. La chaîne a diffusé 54 matches sur les 104 du tournoi. Selon des chiffres parus dans la presse mais non confirmés, les droits lui ont coûté 120 millions d'euros pour le Mondial-2026.
"On perdra de l'argent sur cet événement, c'est clair"
La diffusion du Mondial-2026 a assuré de grosses audiences à M6, lui permettant de se classer troisième chaîne nationale en termes d'audience en juin en doublant France 3, ou de réaliser sa meilleure audience hebdomadaire du 29 juin au 5 juillet, depuis sa création en 1987.
"On perdra de l'argent sur cet événement, c'est clair", avait néanmoins concédé le PDG du groupe, David Larramendy, avant la compétition, faisant état d'un "contexte publicitaire" moins bon qu'il y a deux ans, quand les droits avaient été signés. Ses dirigeants ont aussi expliqué que la chaîne devra faire des économies sur les autres programmes pour amortir le Mondial.
Ces économies seront faites "en proposant un peu plus de rediffusions, en décalant la programmation de certains programmes ou en misant sur des productions moins coûteuses", a expliqué son directeur des programmes, Guillaume Charles, au journal Le Parisien.