Face au retour de l'instabilité au Moyen-Orient et des attaques iraniennes sur plusieurs pays du Golfe, l'agence européenne de la sécurité aérienne conseille aux compagnies européennes de ne plus survoler une partie du Golfe. Un conseil qui allongera la durée des vols et les prix des billets pour l'Asie.
Les nouveaux bombardements américains en Iran et les répliques iraniennes sur les pays du Golfe menacent-ils la sécurité du trafic aérien dans la région ? Face à la reprise du conflit entre les États-Unis et l'Iran, l'Agence européenne de la sécurité aérienne conseille aux compagnies aériennes de contourner les espaces aériens du Bahreïn, du Koweït, du Qatar et des Émirats arabes unis.
Problème, ces espaces aériens sont une zone de passage privilégiée pour se rendre en Asie depuis l'Europe. Les routes se rétrécissent, alors que l'Agence européenne conseille déjà d'éviter les espaces aériens iraniens, irakiens et libanais.
Des trajets vers l'Asie qui s'allongent
Face à un "niveau de risque pour l'aviation civile élevé", l'agence recommande désormais d'éviter la zone, qu'importe l'altitude de croisière. "L'évolution imprévisible de la situation militaire, combinée à l'utilisation de missiles, de drones, d'avions de combat et de systèmes de défense aérien" fait peser trop de risques sur le secteur civil, justifie l'organisme.
L'EASA craint des dommages collatéraux, notamment à la suite "d'erreur d'identification" lors de l'activation des systèmes de défense aériens. L'organisme assure suivre la situation heure par heure, "avec les institutions de l'UE et les Etats membres".
Ces nouveaux conseils devraient une nouvelle fois allonger les temps de vols vers l'Asie, alors que les compagnies européennes sont interdites au sein de l'espace aérien russe dans le cadre de la guerre en Ukraine, et que les conflits au Moyen-Orient perturbent les routes encore praticables.