Pendant deux jours, les cadres du Rassemblement national vont se pencher sur la question du programme économique pour 2027. L'objectif est de trouver un équilibre entre la ligne sociale portée par la candidate et celle plus libérale de Jordan Bardella.
Quel programme économique pour le Rassemblement national en 2027 ? C'est l'une des interrogations après l'officialisation de la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle.
Il en sera question pendant deux jours au siège du parti, où les cadres se réunissent jusqu'à demain avec un objectif, trouver un équilibre entre la ligne sociale portée par la candidate et une ligne plus libérale défendue par Jordan Bardella.
Ce dernier l'assume dans un entretien au Figaro : il veut continuer à peser sur le fond du programme en assumant sa sensibilité un peu plus libérale. De quoi tendre en interne les proches de Marine Le Pen. Ils craignent que le parti se coupe de sa base sociale, notamment dans le nord de la France.
"on aura très peu de marge de manœuvre"
Le point de crispation le plus net, c'est la réforme des retraites. En 2022, le RN promettait un départ à 60 ans avec 42 annuités. Aujourd'hui, l'entourage de Jordan Bardella pousse une autre piste. Un système par capitalisation adossé à un fonds souverain pour venir compléter la retraite par répartition. Avec ce type de proposition, le président du RN cherche à rassurer le patronat et à siphonner au passage des voix aux Républicains.
Reste la question qui fâche, comment financer les promesses sociales du programme sur le pouvoir d'achat ou les salaires sans augmenter les impôts ? "Les caisses sont vides, on aura très peu de marge de manœuvre", alerte un député, qui doit participer aux prochains arbitrages.