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Entre incendies et canicule, le gouvernement mis à rude épreuve

Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP [Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Face à la succession des crises, entre canicules à répétition et incendies destructeurs, l'exécutif multiplie les réunions d'urgence. Mais cette gestion au jour le jour suffit-elle encore ? 

En France, 32.000 hectares ont déjà été parcourus par les flammes depuis le début de l'année 2026, selon le bilan annoncé ce lundi 13 juillet au matin par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. À cela s'ajoutent des épisodes de chaleur exceptionnels successifs qui touchent toute la France.

Alors que le thermomètre grimpe, les réunions se succèdent. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présidé 13 cellules interministérielles de crise en seulement deux mois. 

Un manque d'anticipation pointé du doigt

À chaque nouvel épisode de chaleur, le même scénario se joue : réunion d'urgence, déplacement de ministres et annonce gouvernementale. L'État s'organise, mais il donne aussi le sentiment de courir derrière les crises. Pendant ce temps, les feux démarrent plus tôt et deviennent plus difficiles à maîtriser. Une critique revient : l'État répond à l'urgence plus qu'il ne l'anticipe.

Sur le terrain, les pompiers tiennent la ligne, mais leurs moyens restent comptés. Les feux gagnent désormais des territoires jusque-là moins exposés. Seulement 12 Canadair sont opérationnels. Une flotte vieillissante dont plusieurs appareils sont régulièrement immobilisés pour maintenance. Et les premiers appareils neufs n'arriveront pas avant 2028.

En attendant, la France doit louer des avions et des hélicoptères supplémentaires chaque été, avec l'appui si nécessaire de ses partenaires européens. À mesure que les crises deviennent la norme, une question s'impose : l'État est-il encore organisé pour les anticiper ou seulement pour en gérer les conséquences ?