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Wimbledon : qui est Arthur Féry, le Franco-Britannique qualifié pour les quarts de finale ?

Arthur Féry. [Glyn KIRK / AFP]

Révélation de l'édition 2026 de Wimbledon, le Franco-Britannique Arthur Féry, 23 ans, s'est qualifié lundi soir pour les quarts de finale du Grand Chelem londonien après être venu à bout du Bulgare Grigor Dimitrov en cinq sets. Né à Sèvres près de Paris, le fils du président du FC Lorient a grandi en Angleterre, à quelques minutes du complexe de Wimbledon.

Pour les Britanniques, c'est le conte de fées ("fairy tale") de Wimbledon 2026. Arthur Féry s'est hissé en quarts de finale du Grand Chelem sur gazon pour la première fois de sa carrière grâce à sa victoire homérique, lundi, face au Bulgare Grigor Dimitrov, spécialiste de la surface, au jeu décisif du dernier set (7-5, 3-6, 4-6, 6-4, 7-6 (10-7)).

Pourquoi il a choisi de représenter le Royaume-Uni

Outre-Manche, le jeune joueur de 23 ans, invité par les organisateurs du tournoi, représente le dernier espoir du royaume dans les tableaux de simple. Il n'est pourtant pas complètement Britannique : Arthur Féry possède également la nationalité française, comme peut en témoigner l'accent aigu présent dans son nom.

Né à Sèvres, près de Paris, le joueur de tennis est le fils de Loïc Féry, président du club de football du FC Lorient, et d'Olivia Gravereaux, ancienne joueuse de tennis professionnelle. Ses deux parents sont donc Français, mais le jeune garçon a grandi en Angleterre, à quelques minutes à pied du All England Club qui accueille chaque année le tournoi de Wimbledon. Il a également fait sa scolarité au King's College du quartier.

"J'ai brièvement joué pour la France quand j'avais 10 ou 12 ans", a raconté Arthur Féry en conférence de presse. Mais ensuite, "j'ai joué la Summer Cup ou la Winter Cup (des tournois de jeunes, ndlr) pour la Grande-Bretagne. À partir de là, je ne me suis pas trop posé de questions : je vivais ici, je m'entraînais au centre national d'entraînement britannique...", a-t-il expliqué.

Un passage à l'université de Stanford aux États-Unis

Après sa scolarité au Royaume-Uni, le droitier est parti aux États-Unis pour poursuivre ses études et son apprentissage sur le circuit universitaire américain. "Je suis arrivé à Stanford (Californie) à 18 ans. Je n'étais pas nécessairement prêt à jouer à plein temps sur le circuit Futures ou Challenger (troisième et deuxième divisions du tennis professionnel, ndlr). J'ai passé trois ans là-bas. Je pense que ça m'a aidé à mûrir (...) et à me développer, humainement plus que tennistiquement", a-t-il affirmé.

"Et Stanford était un super plan de secours au cas où ma carrière tennistique ne décollait pas", a souligné le diplômé de la faculté de sciences, technologie et société de l'université américaine. Sa carrière tennistique a toutefois bien décollé, et pris une nouvelle envergure à la faveur de son parcours à Londres.

À l'aise sur gazon

Régulièrement invité ces dernières années par les organisateurs, Arthur Féry s'est d'abord débarrassé au premier tour du Bosnien Damir Dzumhur avant de prendre le dessus sur le Finlandais Otto Virtanen, tombeur du 5e mondial Ben Shelton. Le Franco-Britannique qui mesure 1,75 m a ensuite renversé le Belge Zizou Bergs au troisième tour en cinq sets, pour s'offrir lundi sur le mythique Court Central une victoire de prestige face au Bulgare Grigor Dimitrov en huitièmes de finale.

Le voilà donc qualifié pour la première fois en quarts de finale d'un Grand Chelem. Le plus Français des Britanniques affrontera l'Italien Flavio Cobolli, qu'il avait battu en début de saison au premier tour de l'Open d'Australie. Le 114e mondial capitalisera sur son jeu affûté sur gazon, surface où il a obtenu ses meilleurs résultats. Il a notamment été quart-de-finaliste au Queen's mi-juin.

Cette rencontre à venir contre le finaliste du dernier Roland-Garros est "une étape importante", a déclaré Arthur Féry. "La franchir ici, à l'endroit où j'ai grandi, c'est juste incroyable !", a salivé celui qui fêtera son 24e anniversaire ce dimanche 12 juillet, jour de la finale masculine de Wimbledon. Un signe ?