A quelques heures de la décision de la cour d'appel dans le cadre du procès en appel des assistants parlementaires du FN, les sympathisants du Rassemblement national ne cachent pas leur inquiétude face à une potentielle inéligibilité chamboulant la prochaine campagne présidentielle.
Après des mois d'attente, Marine le Pen sera fixée ce mardi après-midi sur sa potentielle campagne pour l'élection présidentielle 2027. La cour d'appel de Paris dira notamment si l'inéligibilité de la députée du Pas-de-Calais est confirmée et quelle sera sa durée.
Dans le département du Nord, militants et sympathisants du RN attendent le jugement avec attention. C'est le cas de Bruno, ancien militant socialiste, qui se dit pour le moment assez préoccupé.
"Je ne suis pas confiant", confie-t-il. "Je serai déçu qu’elle ne puisse pas se présenter. Pour le bon déroulé démocratique, il ne faut pas lui barrer la route. Je pourrais en vouloir aux juges. Mais je pense qu'ils vont faire dans la demi-mesure, en lui disant notamment 'On vous met un bracelet électronique, pour ne pas être trop dur'. Mais si elle a un bracelet, elle ne se présentera pas", insiste-t-il.
"Si ce n'est pas elle, alors ça sera Bardella"
"On sait qu’on a un Plan B", insistent Justine et Floriane juste à côté même si une élection présidentielle sans Marine Le Pen serait difficile à accepter pour ces deux militantes. "J’espère qu’elle va s’en sortir quand même, c’est une brave femme. Elle a un très bon fond", confie Justine au micro d'Europe 1.
Et, "si ce n'est pas elle, alors ça sera Bardella, le bébé de Marine comme on dit. Peut-être qu'il pourrait gagner grâce à ça. Il est jeune et n'a pas d'expérience, mais pourquoi pas, il faut du renouveau et justement, c'est l'occasion", poursuit Floriane. Enfin pour d'autres, cet épisode judiciaire montre qu'"il est peut-être temps de passer la main". Ces militants soulignent les trois revers à la présidentielle de la députée du Pas-de-Calais.