Dans "Charles Luylier et vous", Éric Revel estime que "comme souvent sur des questions régaliennes, la gauche a un voire deux trains de retard". Il juge que les familles de victimes prennent désormais davantage la parole pour dénoncer les dysfonctionnements.
Invité de "Charles Luylier et vous", Éric Revel est revenu sur les réactions politiques après le meurtre de Louis. Selon lui, la première réaction observée a été "une récupération émotionnelle de l'assassinat de Louis", qu'il considère comme "tout à fait normale", tant "l'émotion a traversé tout le pays après l'assassinat par des barbares de Louis".
Réagissant aux propos du Laurent Nuñez sur le refus d'utiliser le terme "ensauvagement", Éric Revel rappelle que l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement parlait déjà de "sauvageons" il y a trente ans. "On est passé de sauvageons à des barbares", affirme-t-il, estimant que cette évolution traduit "une réalité qui va crescendo".
Les familles de victimes prennent désormais la parole
Interrogé sur le silence de la gauche, le journaliste estime que "dans l'idéologie qui sous-tend une partie de la gauche, l'insécurité n'est pas un sujet premier", même s'il reconnaît que "du côté de la gauche républicaine, les choses changent".
Il voit toutefois une évolution majeure : "Les familles de victimes prennent la parole et montent au créneau pour dire à la fois leur souffrance et pour pointer les responsabilités". Éric Revel cite notamment le père de Louis, qui souhaite d'abord "que la mémoire de Louis soit respectée", avant de mener "un deuxième combat", celui "contre l'aide sociale à l'enfance".
Pour le journaliste, ce changement de posture est significatif : "Avant, vous n'entendiez pas les victimes". Il conclut en estimant que "comme souvent sur des questions régaliennes, la gauche a un voire deux trains de retard".