Selon une enquête Beantropy / Comyu, un coffee shop indépendant ouvre tous les 3 jours à Paris. Dans la capitale, on en dénombre près de 1.500, dont 150 qui ont ouverts ces 18 derniers mois. Une opportunité entrepreneuriale qui appelle toutefois à la prudence sur la qualité du café proposé.
Des ouvertures partout, que ce soit dans les grandes ou moyennes villes : le phénomène des coffee shops est national. À Paris, ils ont fleuri à chaque coin de rue. On en dénombre 1.500 dans toute la capitale et plus de 150 sur les 18 derniers mois. Une bonne nouvelle pour les torréfacteurs... À certaines conditions.
Car le café un produit exigeant, encore plus lorsqu'est mise en avant la mention "café de spécialité", rappelle Christophe Servell, fondateur de Terres de café, pionnier en France. "La plupart des coffee shops font bien leur métier, mais comme tout ce qui grandit", il accuse des faiblesses, assure-t-il.
Demander au commerçant d'où vient le café
"Premièrement, le café est de moins en moins le centre du projet. On sert plutôt des matchas, des cocktails à base de laits végétaux. Pourquoi pas, mais on en oublie un peu la qualité de la matière première que l'on sert. Et lorsqu'on connaît la filière caféière, il faut absolument que tous les gens qui ont marqué 'café de spécialité' sur leur vitrine sachent ce qu'ils achètent comme café", défend-il.
Alors, comment le consommateur peut-il s'y retrouver ? Selon Christophe Servell, il y a une petite vérification très simple à effectuer.
"Quand on va dans un endroit, si vraiment on s'intéresse au café, on demande ce que l'on sert : d'où vient le café, éventuellement quel est le producteur. Et si on ne sait pas vous répondre... Vous pouvez ressortir", soutient-il.
L'offre parisienne étant pléthorique, vous n'aurez pas de mal à tomber sur quelqu'un qui connaît son métier.