Le pape Léon XIV s'est rendu à Lampedusa, petite île italienne devenue un symbole des drames liés aux traversées migratoires en Méditerranée.
Arrivé vers 9h00, le souverain pontife a débuté sa visite par un temps de recueillement au cimetière de l'île de Lampedusa, où reposent des migrants non identifiés dans des tombes numérotées. Il a ensuite déposé une gerbe avant de se rendre à la "Porte de l'Europe", monument dédié aux victimes, où il s'est recueilli seul face à la mer.
Dans la continuité de ses précédentes visites, notamment aux îles Canaries, le pape américain a réaffirmé son attention particulière aux migrants. Il a salué les personnes et associations engagées dans l'aide aux exilés et a également évoqué la question des expulsions, notamment aux États-Unis.
Sur les traces de son prédécesseur François, qui avait choisi Lampedusa pour son premier voyage en 2013, Léon XIV devrait appeler à la mise en place de voies d’immigration sûres et mieux organisées, ainsi qu'à un traitement digne des personnes arrivant en Europe.
Lampedusa, point sensible des flux migratoires
Située entre la Tunisie et Malte, l'île de 20 km carrés et ses 6.000 habitants se trouve en première ligne des arrivées vers l'Union européenne. La Méditerranée centrale reste l'une des routes migratoires les plus dangereuses au monde, avec plus de 1.300 morts ou disparus en 2025 selon l'OIM.
L'île avait déjà été marquée par le naufrage de 2013, qui avait coûté la vie à plus de 360 personnes.
Ce déplacement intervient dans un contexte de débats soutenus en Europe sur la gestion des flux migratoires et le renforcement des politiques de contrôle aux frontières, avec plusieurs réformes récentes adoptées au niveau de l'UE.
Le pape doit également bénir une plaque en hommage à François, avant de célébrer une messe en plein air sur l'île, puis de regagner le Vatican dans l'après-midi.